Les députés européens ont appelé, jeudi 6 octobre, toutes les parties au conflit en Syrie, « et plus particulièrement la Russie et le régime de Bachar Al-Assad, à cesser toutes les attaques prenant pour cible des civils et des infrastructures civiles ».
Dans la résolution commune des groupes PPE, S&D, CRE, ADLE, Verts/ALE et ELDD adoptée par 508 voix pour, 50 contre et 56 abstentions, le Parlement les appelle aussi à « prendre des mesures crédibles et immédiates pour faire cesser les hostilités, lever tous les sièges en cours et permettre un accès rapide, sûr et sans entrave des organisations humanitaires aux populations démunies ». Les députés s’inquiètent vivement de la « souffrance humaine qui accable les zones assiégées d'Alep et de Syrie » et saluent l’initiative humanitaire d'urgence de l'UE en faveur d'Alep, priant les parties de fournir d'urgence les autorisations nécessaires pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire et les évacuations médicales. Le Parlement condamne aussi « sans ambiguïté » les récentes attaques menées contre un convoi humanitaire et un entrepôt du Croissant-Rouge près d'Alep, les qualifiant de « violations graves et inquiétantes du droit humanitaire international » et de « possibles crimes de guerre ». Ceux qui sont coupables de ces crimes doivent être tenus pour responsables, prévient-il.
Les députés exhortent aussi tous les participants du Groupe international d'appui pour la Syrie à reprendre les négociations « en vue d'instaurer une trêve solide et à intensifier les efforts pour un règlement politique durable de la situation en Syrie ». Ils estiment aussi que l’UE doit poursuivre ses efforts et assumer, collectivement, un rôle de médiation plus important en faveur d'un accord de paix en Syrie. Les députés demandent ainsi à la Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité de redoubler d'efforts en vue de mettre en place une stratégie commune de l'Union en Syrie. Selon eux, cette stratégie devrait viser « à faciliter le règlement politique de la situation et inclurait des instruments de contrôle et d'application permettant de renforcer le respect des accords et des obligations contractées au sein du Groupe international d'appui pour la Syrie ». (Camille-Cerise Gessant)