L’Union européenne a appelé, jeudi 6 octobre, toutes les parties au conflit au Yémen à respecter la cessation des hostilités, alors que celles-ci ont pris ces derniers jours des mesures unilatérales polarisant encore davantage la situation sur le terrain, « défiant les engagements pris pour parvenir à une solution politique inclusive au conflit et créant des obstacles sérieux aux efforts de médiation des Nations Unies ». Les rebelles Houthis ont, par exemple, déclaré, le 2 octobre, qu’ils allaient établir leur propre gouvernement de « salut national » pour rivaliser avec l'administration du président Hadi, reconnue sur le plan international.
« L'UE appelle toutes les parties à respecter la cessation des hostilités, à cesser toutes les opérations militaires et à reprendre le travail (pour la paix) à travers le comité de désescalade et de coordination en tant que première étape vers la reprise des pourparlers de paix », a ainsi souligné la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, dans un communiqué. « La population civile yéménite est la principale victime de la situation catastrophique d'un point de vue économique et humanitaire, mais l'impact négatif de cette crise prolongée se fait de plus en plus sentir dans la région », a-t-elle ajouté.
La porte-parole a aussi qualifié d’« inacceptable » l’attaque par les Houthis, le 1er octobre, d’un navire des Émirats arabes unis en Mer rouge, rappelant que la liberté de navigation et la sécurité de passage du transport maritime dans le détroit de Bab el Mandeb devaient être respectées en tout temps, par tous, en vertu du droit international. (Camille-Cerise Gessant)