La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, et les ministres des Affaires étrangères des pays d’Asie centrale, ont convenu, mardi 4 octobre, que la révision de la stratégie de l'UE pour l’Asie centrale, qui doit avoir lieu en 2017, devait permettre une coopération « plus orientée sur les résultats » en combinant les approches bilatérale et régionale, a expliqué le Service européen pour l’action extérieure dans un communiqué, à l’issue de la 12ème réunion ministérielle UE-Asie centrale.
Le soutien financier de l’UE sur la période 2014-2020 pour l’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan) s'élève à un milliard d’euros.
Regrettant qu’il y ait « autant de potentiel inexploité concernant le développement des liens [entre les deux parties], que ce soit via l'investissement, le commerce, les infrastructures ou les contacts interpersonnels », Mme Mogherini a rappelé que la collaboration entre l’UE et les pays d’Asie centrale couvrait déjà de nombreux domaines. « Nous allons intensifier nos efforts pour travailler ensemble afin de mettre davantage l'accent sur la stabilité économique et la croissance », a pour sa part annoncé le commissaire au Développement, Neven Mimica. Les menaces et défis communs, la stabilité ou encore les questions migratoires ont aussi été au centre des discussions lors de la rencontre.
Selon le SEAE, la Haute Représentante et les ministres des pays d’Asie centrale ont convenu que « dans un environnement international complexe, il est important de renforcer la résilience des sociétés grâce à une bonne gouvernance, y compris la protection des droits de l'homme, des libertés fondamentales et de la primauté du droit, et par la construction de sociétés démocratiques ». Il est souvent reproché à ces pays leurs manquements concernant les droits de l’homme. (Camille-Cerise Gessant)