login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11639
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Russie

L’UE devrait durcir sa position à l’encontre du Kremlin suite aux bombardements d’Alep, plaide la droite européenne

De nombreuses voix se sont élevées, mercredi 5 octobre, au sein des partis de droite au Parlement européen, pour réclamer des sanctions supplémentaires de l’UE à l’encontre de la Fédération de Russie, après les bombardements effectués par l’armée de l’air russe sur la ville syrienne d’Alep. 

À l’image du président du groupe S&D, l’Italien Gianni Pittella, nombreux sont ceux qui considèrent que des « crimes contre l’humanité » sont en train d’être commis à Alep. C’est toutefois du Parti populaire européen (PPE) que sont venues les attaques les plus dures à l’encontre de la Russie, lors du débat organisé en séance plénière à Strasbourg, mercredi, au sujet du prochain rendez-vous formel des chefs d’État ou de gouvernement des États membres de l’UE (20 et 21 octobre). 

Le président du PPE, l’Allemand Manfred Weber, a ainsi appelé le Conseil européen à prendre conscience que le président russe Vladimir Poutine ne pouvait pas être considéré comme un partenaire pour l’UE. M. Poutine a peut-être des alliés en Europe, tels que les eurodéputés Nigel Farage (ELDD, britannique) et Marine Le Pen (ENL, française), mais « les vrais patriotes » ne peuvent pas soutenir les actions du Kremlin, a-t-il dit. Il a plaidé pour que l’UE « remette en question » tous les projets existants dans lesquels la Russie est impliquée, en citant en particulier le projet de doublement du gazoduc Nord Stream-2

M. Weber a aussi reçu le soutien des conservateurs et des libéraux. Syed Kamall (britannique), président du groupe CRE, a demandé que l’UE soit « plus dure » envers la Russie et qu’elle maintienne ses sanctions, qui doivent être prorogées d’ici à la fin de janvier 2017. Le Belge Guy Verhofstadt, au nom de l’ADLE, a appelé le Conseil européen à prendre de nouvelles décisions face à « la tragédie syrienne » et à ne pas se limiter à une simple discussion sur le sujet lors de sa prochaine réunion. Il souhaiterait voir plus de sanctions ainsi que l’instauration d’une zone d'exclusion aérienne au-dessus d’Alep. 

Du côté de la gauche européenne, les voix ont été beaucoup plus modérées. M. Pittella a surtout appelé au rétablissement immédiat du cessez-le-feu en Syrie. Le coprésident des sociaux-démocrates, l'Allemand Knut Fleckenstein, a, lui, insisté sur le besoin de tenir d’abord « une discussion stratégique » sur les relations avec la Russie. Au nom du groupe GUE/NGL, Gabriele Zimmer (allemande) a affirmé craindre avant tout une nouvelle guerre froide et la relance d’une course aux armements avec la Russie. (Jan Kordys)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
BRÈVES