Le président du Parlement européen, Martin Schulz, s'est rendu à Londres jeudi 22 septembre pour une visite de deux jours durant laquelle il devait rencontrer pour la première fois le Premier ministre britannique, Mme Theresa May, le leader de l’opposition, Jeremy Corbyn, ainsi que le maire de Londres, Sadiq Khan.
L’intention de M. Schulz est de rappeler aux dirigeants britanniques que les quatre libertés de circulation du marché intérieur « sont d’égale importance » et que le PE est en faveur d’une activation le « plus tôt possible » de l’article 50 du Traité qui permettra d’ouvrir les négociations de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, a relaté un communiqué du PE.
Le Parlement s'est doté en septembre d'un négociateur sur la sortie du Royaume-Uni en la personne de Guy Verhofstadt (ADLE, belge). Ce choix, entériné par la conférence des présidents de groupes du PE le 8 septembre, a été contesté par les conservateurs britanniques, tels que Syed Kamall, patron du groupe CRE.
Le 16 septembre, Martin Schulz avait déclaré, en marge du sommet informel des Vingt-Sept à Bratislava sur l'avenir de l'UE (EUROPE 11626), que M. Verhofstadt faisait partie de ceux qui défendent sa position qui consiste à vouloir préserver les quatre libertés du marché intérieur en tant que principe fondamental de l'Union. Il serait impossible de construire une majorité au PE qui voterait en faveur d'un accord qui ne respecterait pas ce principe et placerait la liberté de mouvement des personnes en deçà de celle des capitaux et des biens, avait-il soutenu. (Solenn Paulic)