La situation des régions périphériques peut être améliorée grâce à une meilleure accessibilité aux transports et au recours à des indicateurs autres que le Produit intérieur brut (PIB). Ce sont là les conclusions auxquelles sont parvenus les représentants locaux et régionaux lors d’une réunion sur les îles Shetland organisée par le Comité des régions (CdR), vendredi 9 septembre.
Les représentants des différents échelons décisionnels, ainsi que des universitaires, ont en effet particulièrement insisté sur la nécessité d’améliorer l’accès aux régions périphériques, à l’instar des îles Shetland. Les membres de la commission de la politique de cohésion territoriale (COTER) se penchent actuellement sur les infrastructures de petite échelle en Europe et sur les moyens de les financer à l’avenir. Le Comité des régions rappelle en effet dans son communiqué que la majeure partie des fonds européens et nationaux se concentre sur les 9 corridors principaux prévus dans le cadre du Réseau transeuropéen de transports (RTE-T). Les régions périphériques s'étaient déjà inquiétées du problème par le passé (EUROPE 11410).
L’utilisation de nouveaux indicateurs pour orienter les fonds a déjà été à plusieurs reprises débattue au sein du Comité des régions, mais aussi parmi les députés du Parlement européen. La commissaire à la Politique régionale, Corina Cretu, s’était dite ouverte aux propositions (EUROPE 11574). Le sujet avait été également abordé en juin dernier par le président du CdR, Markku Markkula, avec le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, qui semblait également réceptif dans le cadre du futur de la politique de cohésion (EUROPE 11584). (Pascal Hansens)