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Bulletin Quotidien Europe N° 11621
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ACTION EXTÉRIEURE / Syrie

L’UE appelle les parties à mettre en œuvre le cessez-le-feu convenu par les États-Unis et la Russie

Saluant l’accord intervenu le jour même entre les coprésidents du groupe international de soutien à la Syrie (ISSG) - les États-Unis et la Russie - pour un nouveau cessez-le-feu en Syrie, la Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a appelé toutes les parties, samedi 10 septembre, à mettre en œuvre ce cessez-le-feu qui devait commencer lundi 12 septembre – premier jour de l’Aïd el-Kébir – en fin de journée. La trêve est prévue pour une période de 48 heures, période qui pourrait être prorogée de 48 heures, si la cessation des hostilités tient.

« Toutes les parties au conflit, autres que les groupes désignés comme organisations terroristes par le Conseil de sécurité des Nations Unies, doivent maintenant assurer la mise en œuvre effective (de la trêve), afin de rétablir la cessation des hostilités, permettre la levée de tous les sièges et un accès humanitaire dans tout le pays à ceux qui en ont besoin, et progresser sur la question des personnes détenues et disparues », a-t-elle souligné dans un communiqué. Ce lundi, avant le début de la trêve, l’opposition syrienne a réclamé des garanties sur son application.

Aux yeux de Mme Mogherini, la reprise des combats depuis l’accord initial sur la cessation des hostilités, en février 2016 (EUROPE 11501) a « de nouveau montré qu’il ne peut pas y avoir de solution militaire au conflit » et que l’élimination de Daech et des autres organisations terroristes « nécessite aussi une solution politique à la guerre civile ».

La Haute Représentante a joint sa voix à celles des coprésidents de l’ISSG pour exhorter les Nations Unies à préparer une proposition pour la transition politique, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et des contributions fournies par les parties syriennes, « y compris celle émise par le Haut comité des négociations (opposition syrienne) » le 7 septembre à Londres. La proposition de l’ONU devrait servir de point de départ pour la reprise des pourparlers intrasyriens, négociations directes facilitées par l’envoyé spécial de l’ONU, Staffan de Mistura, a estimé  Mme Mogherini. « L'UE est prête à soutenir pleinement et activement ces négociations en étroite coordination avec l'envoyé des Nations Unies et les deux coprésidents de l’ISSG », a rappelé la Haute Représentante, ajoutant que l’Union était également prête à fournir un soutien à la stabilisation et à la reconstruction, « une fois une transition politique commencée ». (Camille-Cerise Gessant)

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