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Bulletin Quotidien Europe N° 11614
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INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

Les Vingt-sept devront entreprendre à Bratislava un examen de conscience, plaide M. Tusk

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a affirmé, jeudi 1er septembre, lors d’une rencontre avec le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, que le 16 septembre prochain à Bratislava, lors du Sommet informel des 27, « nous devrons parler de nous, l’Union européenne, que le Royaume-Uni quittera tôt ou tard ».

« La seule façon de réussir à Bratislava est d’être francs et de ne pas éviter les sujets, même les plus controversés et difficiles », a-t-il ajouté, assurant que « notre priorité devrait être de reprendre le plein contrôle en matière de sécurité intérieure et à nos frontières extérieures », derniers sujets qui ont d’ailleurs figuré parmi les thèmes de la campagne référendaire au Royaume-Uni, ajoute M. Tusk.

À Bratislava, « nous devons parvenir à un diagnostic commun de l’UE après le vote au Royaume-Uni. Nous ne réglerons pas tous les problèmes de l’UE en une nuit, mais nous devons établir des objectifs communs. Cela nous permettra de reconstruire un sentiment d’unité politique dans les mois à venir ».

Le président Tusk partage avec les leaders européens le sentiment que le thème le plus crucial reste « l’immigration irrégulière » et que « jamais plus nous ne devrions permettre que le chaos de 2015 se répète en Europe ». Quant à l’autre problématique majeure, à savoir la lutte contre le terrorisme, « nous devons renforcer notre coopération dans les domaines de la sécurité interne et externe », Donald Tusk étant d’avis « que nous pouvons faire plus au niveau européen pour aider les États membres à combattre le terrorisme ».

Pas de discussion sur la stratégie à adopter vis-à-vis du Royaume-Uni

Le président du Conseil européen a toutefois indiqué que les Vingt-Sept n’allaient pas discuter le 16 septembre de leur stratégie de négociation avec le Royaume-Uni. « Notre position est on ne peut plus claire : il n’y aura pas de négociations sans notification », cela pour une raison bien précise : il faut protéger les intérêts des Vingt-Sept et non pas ceux du pays qui est sur le départ, a mis en garde Donald Tusk. Pour cela, « nous ne devrions pas  renoncer à ce principe ».

Dans une interview donnée à l’AFP, le Premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, a, lui, demandé au gouvernement britannique d’expliquer clairement ce qu’il attendait de ce processus de sortie et de négociations. « Il incombe au pays qui décide de partir de nous dire comment il veut partir et je pense que c’est le point de départ de la discussion », a affirmé le Néerlandais, à l’occasion de la sortie d’un livre sur l’Europe (Fraternité). (Solenn Paulic)

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