Bruxelles, 15/07/2016 (Agence Europe) - Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a plaidé, au premier jour du 11ème sommet de l'ASEM à Oulan-Bator, vendredi 15 juillet, pour un renforcement des connexions entre l'Asie et l'Europe, appelant à la création d'un cadre commun pour la recherche.
« Il a fallu les récits de Marco Polo pour que l'Europe apprenne combien la civilisation mongole a été riche, a été sophistiquée. Ce personnage de légende illustre bien ce que nous devons parfois à l'individu et à la curiosité qu'il a du monde qui l'entoure. C'est pour cette raison que promouvoir les échanges entre nos citoyens me tient particulièrement à cœur », a expliqué M. Juncker, lors d'une réunion plénière, vendredi, avec les dirigeants des 51 pays du forum Asie-Europe participant au sommet.
« Notre programme d'échanges universitaires Erasmus a beaucoup contribué à promouvoir une meilleure compréhension de la diversité et de la richesse européenne, encourageant l'ouverture et la tolérance. Nous devons faire plus d'efforts pour faire de même à l'échelle de l'ASEM », a-t-il insisté, appelant à promouvoir la mobilité entre l'Europe et l'Asie à travers les programmes Erasmus + et Marie Curie.
« Pour assurer la transmission des informations à travers un empire qui a connecté les extrémités de l'Europe et de l'Asie, les Mongols ont mis en place le système postal le plus sophistiqué de leur ère: la poste impériale, le Yam. Selon Marco Polo, 300 kilomètres pouvaient être parcourus en un jour par des relais de cavaliers. Aujourd'hui nos techniques ont évolué, mais l'objectif reste le même: la connectivité pour permettre l'échange d'informations et des idées », a poursuivi M. Juncker.
« Depuis les premiers traités d'après-guerre, la connectivité est au cœur du projet européen. Notre marché intérieur, le plus vaste du monde, est un exemple parfait de connectivité. Le souci d'interconnecter les peuples et les pays d'Europe nous a conduits à éliminer les frontières entre nous, à harmoniser les règles ou à faire en sorte que les règles qui régissent la vie économique jouissent de la reconnaissance mutuelle, se basent sur la réciprocité. Nous devons nous en inspirer pour faire en sorte que le partenariat entre l'Europe et l'Asie repose sur ce même esprit d'ouverture et de réciprocité », a-t-il insisté.
M. Juncker a plaidé pour la « mise en place progressive » d'un cadre commun pour la recherche permettant la libre circulation des scientifiques et des connaissances entre les deux continents. « L'innovation en matière scientifique et technologique sont essentiels face aux défis tels que ceux que l'expansion démographique nous lance à tous », a-t-il estimé. Face au défi du changement climatique, il a souligné l'importance de la plateforme Asi@Connect de l'UE et ses programmes d'adaptation et d'atténuation du changement climatique, de gestion des ressources hydrauliques et de prévision météorologique. (Emmanuel Hagry)