Bruxelles, 04/07/2016 (Agence Europe) - La Commission européenne est en discussion constante avec Rome sur des solutions pour le secteur bancaire italien plombé par un stock élevé de créances douteuses.
Nous discutons avec les autorités italiennes de mesures qui « pourraient être mises en place, en respect total avec les règles européennes, pour traiter la question des insuffisances en capital et en liquidités, sans effet négatif pour les investisseurs particuliers », a déclaré le porte-parole de l'institution européenne, Ricardo Cardoso, lundi 4 juillet.
« Il y a un débat en Italie selon lequel il faut garder les investisseurs individuels hors du renflouement interne » ('bail-in') des banques, a expliqué Elke König, présidente du conseil SRB de résolution unique, le même jour à l'agence Bloomberg. Mais la directive 'BRRD' sur le redressement et la résolution des banques « ne regarde à juste titre qu'à la hiérarchie des créanciers », a-t-elle souligné. « J'ai beaucoup de sympathie pour les solutions qui abordent les questions sociales, mais cela doit se faire à côté des mesures découlant de la directive 'BRRD', par exemple à travers des mesures sociales spécifiques pour les créanciers affectés », a-t-elle ajouté.
La Commission semble prête à envisager les solutions qui sont possibles en vertu du scénario de recapitalisation préventive prévu par la directive 'BRRD' (article 32.4). La directive dit toutefois que ces solutions sont réservées aux établissements solvables. Les résultats des tests de résistance de l'Autorité bancaire européenne seront connus vendredi 29 juillet.
Selon le Financial Times, le gouvernement italien serait prêt à tout, y compris à agir unilatéralement, afin de venir en aide aux banques italiennes. À noter également que, selon le Wall Street Journal, la BCE a demandé à la banque Monte dei Paschi di Siena de réduire son portefeuille de prêts toxiques de 46,9 milliards d'euros à 32,6 milliards. (Élodie Lamer)