Bruxelles, 04/07/2016 (Agence Europe) - Les ministres de l'Énergie des pays du G20 (Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Italie, Inde, Indonésie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie et UE) ont réaffirmé, lors de leur seconde réunion, mercredi 29 et jeudi 30 juin à Pékin, l'engagement du forum G20 en faveur de l'accès à l'énergie dans les régions défavorisées et pour l'essor des énergies renouvelables.
Dans un communiqué conjoint, les ministres du G20 réitèrent leur engagement à mener une action conjointe, en ligne avec les objectifs de développement durable à l'horizon 2030, « pour assurer un accès universel à l'énergie abordable, sûre et durable pour tous ». Dans ce contexte, ils proposent d'étendre le plan d'action pour renforcer l'accès à l'énergie aux régions défavorisées, adopté lors de leur première réunion en octobre 2015 (EUROPE 11403), à la région Asie-Pacifique en plus de la région Afrique subsaharienne.
Les ministres du G20 ont souligné le « rôle significatif » des énergies renouvelables dans la réalisation des objectifs fixés lors de la conférence internationale sur le climat en décembre 2015 à Paris (COP 21). Dans ce contexte, ils ont adopté un plan d'action du G20 sur les énergies renouvelables et ont convenu de poursuivre la mise en oeuvre de la 'boîte à outils' du G20 d'options volontaires sur le déploiement des renouvelables, adoptée lors de leur réunion d'Istanbul et développée sous l'égide de l'agence internationale de l'énergie renouvelable (IRENA). Les ministres ont aussi encouragé la coopération sur les normes pour accélérer le déploiement des réseaux intelligents et leur interopérabilité pour intégrer les renouvelables.
Les ministres du G20 ont reconnu le rôle de l'énergie nucléaire dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les pays qui choisissent de l'utiliser, et mis l'accent sur la nécessité d'assurer les plus hauts standards de sûreté nucléaire, la sécurité et la non-prolifération.
Élevant l'efficacité énergétique au rang de « priorité de long terme », compte tenu des gains qu'elle peut procurer aux niveaux économique, social et environnemental, les ministres du G20 ont adopté un vaste programme phare visant à améliorer « de manière significative » l'efficacité énergétique dans leur pays.
Les ministres ont aussi affirmé l'engagement des pays du G20 à travailler ensemble sur l'architecture globale de l'énergie et à relever les défis mondiaux dans ce secteur, à renforcer la sécurité énergétique durable à travers le dialogue et la coopération et la diversification des sources et des routes énergétiques.
Les ministres du G20 ont salué les « progrès significatifs » réalisés depuis 2009 par les pays du forum G20 pour rationaliser et éliminer progressivement les subventions aux combustibles fossiles inefficaces et ils se sont engagés à « s'efforcer de progresser davantage » dans ce domaine. À cet égard, ils ont dit attendre avec intérêt les résultats des 'examens par les pairs' volontaires conduits par les États-Unis et la Chine et ils ont salué l'intention de l'Allemagne, de l'Indonésie et du Mexique d'effectuer de tels examens.
Enfin, les ministres ont réaffirmé l'engagement du G20 pour la transparence des marchés, annonçant leur volonté de renforcer l'initiative de coopération internationale pour améliorer la disponibilité et la fiabilité des données sur le pétrole et le gaz naturel, l'initiative JODI. (Emmanuel Hagry)