Luxembourg, 20/06/2016 (Agence Europe) - Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a souhaité, lundi 20 juin, qu'une discussion se tienne lors du Conseil européen des 28-29 juin sur les accords de Minsk et les sanctions à l'encontre de la Russie, sans pour autant remettre celles-ci en cause. Contrairement à certaines rumeurs, les sanctions économiques pourraient ainsi ne pas être prorogées dès cette semaine.
« Ce que je souhaite, c'est que, lors du prochain Conseil européen - puisque c'est au niveau des chefs d'État ou de gouvernement que la pérennité de ces sanctions sera décidée - l'on ne se contente pas d'une relance automatique des sanctions pour six mois, mais qu'il y ait un débat (…) sur le fond, le contenu », a souligné le ministre, à son départ du Conseil Affaires étrangères. Il a ainsi souhaité que le président français, François Hollande, et la chancelière allemande, Angela Merkel, « puissent faire un état des lieux de ce que le Format Normandie a fait pour faire avancer le respect des accords de Minsk » et qu'il y ait aussi une « discussion pour savoir s'il y a des avancées réelles, concrètes, significatives, s'il ne peut pas effectivement y avoir d' ouvertures qui puissent être faites ».
Cependant, M. Ayrault n'a pas remis en cause la prorogation des sanctions pour six mois. « Les conditions ne sont pas réunies pour cette levée des sanctions, car les accords de Minsk ne sont pas respectés, ne sont pas mis en oeuvre. Il y a des avancées, mais insuffisantes », a-t-il ajouté.
La Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité a cependant précisé « qu'à sa connaissance », le sujet ne serait pas abordé au Conseil européen. Une source européenne a aussi expliqué qu'en cas de Brexit, le sujet ne serait pas abordé au Conseil européen. (Camille-Cerise Gessant)