Bruxelles, 04/02/2016 (Agence Europe) - La Journée mondiale de la lutte contre le cancer, célébrée ce jeudi 4 février, a été saluée de différentes manières par la communauté européenne.
La Commission européenne a bien évidemment souligné l'action de l'UE pour lutter contre ce fléau, notamment via diverses stratégies et l'octroi de fonds issus notamment du programme Horizon 2020 à des projets de recherche. L'eurodéputée Michèle Rivasi (Verts/ALE, française) a, quant à elle, profité de cette opportunité pour « dénoncer l'attitude coupable de la Commission européenne vis-à-vis des perturbateurs endocriniens ». « En mars 2015, le glyphosate a été reconnu "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), organe de l'OMS, mais il est toujours utilisé comme si de rien n'était. Ceci n'a pas empêché la Commission européenne d'autoriser en 2015 et en 2016 plusieurs OGM résistants à ce même glyphosate. » (EUROPE 11482).
Dans un discours publié jeudi 4 février, le commissaire européen Vytenis Andriukaitis a souligné qu'il était très sensible à cette maladie, d'autant plus que trois de ses frères y avaient succombé. « Un cancer sur trois peut être évité via des modes de vie sains », a-t-il indiqué.
Pour rappel, le premier programme européen contre le cancer a vu le jour en 1985. Depuis, l'Union s'est notamment dotée d'une recommandation du Conseil de 2003 relative au dépistage du cancer (2003/878/CE), de lignes directrices sur le dépistage des cancers du sein (2006), du col de l'utérus (2008) et colorectal (2010) et d'une communication pour un 'partenariat européen contre le cancer' (2009-2013). À l'heure actuelle, 25 États membres sur 28 disposent d'un programme national contre le cancer (contre 17 en 2009). La Slovaquie et la Bulgarie n'ont pas de stratégie nationale de lutte contre le cancer. Les Pays-Bas en avaient une mais elle n'a pas été renouvelée. (Sophie Petitjean)