Bruxelles, 04/02/2016 (Agence Europe) - Le taux de dépendance énergétique de l'UE vis-à-vis de l'extérieur s'est établi à 53,4% en 2014, ce qui signifie que l'UE a dû importer un peu plus de la moitié de l'énergie qu'elle a consommée cette année-là, selon les chiffres publiés par Eurostat, jeudi 4 février.
Le taux de dépendance énergétique de l'UE était plus élevé en 2014 qu'en 1990, mais légèrement inférieur à son point culminant relevé en 2008 ; s'il n'a pas été constant entre 1990 et 2014, il s'est toujours situé au-dessus de 50% depuis 2004, précise l'office des statistiques de l'UE.
En 2014, la dépendance énergétique restait très variable d'un État membre à l'autre: les pays les moins dépendants étaient l'Estonie (8,9%), le Danemark (12,8%), la Roumanie (17,0%), la Pologne (28,6%), la République tchèque (30,4%), la Suède (32,0%), les Pays-Bas (33,8%) et la Bulgarie (34,5%) ; à l'opposé, les taux de dépendance les plus élevés ont été enregistrés à Malte (97,7%), au Luxembourg (96,6%), à Chypre (93,4%), en Irlande (85,3%), en Belgique (80,1%) et en Lituanie (77,9%).
Parmi les cinq pays plus gros consommateurs d'énergie, le Royaume-Uni (45,5%) et la France (46,1%) étaient les moins dépendants des importations, au contraire de l'Allemagne (61,4%), de l'Espagne (72,9%) et de l'Italie (75,9%).
Eurostat souligne que neuf États membres ont enregistré en 2014 leur plus bas niveau de dépendance énergétique depuis 1990: la Bulgarie, l'Estonie, la France, l'Italie, la Lettonie, le Luxembourg, Malte, le Portugal et la Roumanie. En revanche, la République tchèque a été le seul État membre à afficher, en 2014, un pic en matière de dépendance énergétique.
Le rapport d'Eurostat est disponible à l'adresse suivante: http://goo.gl/KIh9n8 . (Emmanuel Hagry)