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Bulletin Quotidien Europe N° 11396
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INSTITUTIONNEL / (ae) royaume-uni

Renégociation de la position dans l'UE, les travaux progressent, assurent MM. Cameron et Tusk

Bruxelles, 24/09/2015 (Agence Europe) - Après avoir reçu, mardi 22 septembre à Chequers, le président français, François Hollande, et retrouvé, mercredi 23, ses partenaires européens pour un Sommet informel consacré à la crise migratoire, le Premier ministre britannique, David Cameron, a rencontré, jeudi 24 septembre dans la matinée, le président du Conseil européen, Donald Tusk, pour évoquer la question de la renégociation des relations entre Londres et l'UE.

Selon un communiqué diffusé par le gouvernement britannique jeudi matin, les deux hommes ont « salué les progrès dans les actuelles discussions techniques qui se concentrent sur les quatre domaines sur lesquels le Royaume-Uni attend une réforme: la compétitivité, la souveraineté, la gouvernance économique et l'accès à la sécurité sociale ». Les deux responsables ont convenu que le Sommet européen d'octobre sera la prochaine étape avant que le Conseil européen de décembre ne planche sur un rapport spécifique sur la renégociation.

Du côté de la Commission, le groupe de travail piloté par Jonathan Faull est actif depuis le 1er septembre, a rappelé jeudi l'institution, mais les détails de ses travaux ne sont pas publics. Des discussions exploratoires ont déjà eu lieu avec les autorités britanniques, rappelle la Commission, dont le même groupe de travail doit plancher sur « les questions stratégiques liées au référendum et se coordonner pour cela avec les DG ECFIN, FISMA, EMPL et le service juridique de la Commission ».

Mardi 22 et mercredi 23 septembre, le ministre des Affaires étrangères britannique, Philip Hammond, était aussi en déplacement à Bruxelles pour y rencontrer des responsables européens, notamment la Haute Représentante, Federica Mogherini, le vice-président responsable de la Croissance et des Investissements, Jyrki Katainen, ou encore le président du Parlement européen, Martin Schulz, et des eurodéputés de divers groupes. Le message du secrétaire d'État est que Londres recherche un ensemble de réformes qui puissent profiter à l'ensemble des citoyens européens.

Pas de vraies négociations avant 2016, selon M. Hammond

Selon les médias britanniques, le secrétaire d'État aurait toutefois assuré, mardi 22 septembre, que les négociations ne débuteraient réellement pas avant l'année prochaine. Toujours selon la presse britannique, M. Hammond a affirmé que la crise migratoire actuelle servait les intérêts du Royaume-Uni et rendait plus facile de « vendre » le paquet de réformes demandé à Bruxelles, spécialement sur la question des migrations. Cela servira notamment les demandes de Londres visant à réduire sur son sol les arrivées de migrants (européens), ont rapporté, entre autres, le Daily Mail et le Daily Telegraph.

Réélu en mai, David Cameron a promis de tenir un référendum, au plus tard en 2017, pour demander aux Britanniques s'ils souhaitent rester dans l'Union ou la quitter. Auparavant, il compte obtenir des réformes de la part de ses partenaires qui lui permettront, dit-il, d'appeler à voter pour le maintien de son pays dans l'Union. (Solenn Paulic)

 

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