Bruxelles, 23/09/2015 (Agence Europe) - L'UE et la Tunisie ont engagé « un dialogue politique renforcé » sur « la menace transnationale que représente le terrorisme », a indiqué un communiqué de la délégation de l'UE à Tunis, lundi 21 septembre.
La réunion, à laquelle ont pris part, du côté européen, le coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, et le secrétaire général adjoint du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), Christian Leffler, a permis de « faire le point sur la coopération existante dans le domaine sécuritaire et discuter des modalités possibles pour des actions supplémentaires susceptibles de répondre aux défis posés par le terrorisme et la radicalisation ».
Cette première rencontre signifie ainsi que les deux parties intensifient, au niveau politique et opérationnel, leur coopération contre le terrorisme. Cette coopération « vise, notamment à travers l'échange d'expertises et d'expériences, à contribuer aux priorités des autorités tunisiennes et, en particulier, la mise en oeuvre d'une véritable stratégie nationale de lutte contre le terrorisme, sur la base d'analyses approfondies de la menace et à travers une coordination accrue de l'ensemble des institutions nationales concernées ».
Elle prévoit aussi le « développement d'une stratégie globale pour la prévention de la radicalisation, y compris sur le recrutement des combattants terroristes étrangers et la question de leur retour, en impliquant l'ensemble des ministères clés au-delà de la dimension sécuritaire ». Il est prévu de renforcer l'« approche judiciaire en conformité avec les droits de l'homme et l'État de droit, et d'améliorer l'efficacité de la chaîne pénale ». L'UE appuiera aussi la réforme du secteur de la sécurité et du renseignement pour « mieux évaluer la menace terroriste » et améliorer la protection et du niveau de préparation des infrastructures, y compris touristiques, industrielles et dans les transports.
Des « propositions précises ont été présentées » par l'UE, assure le communiqué. « Des actions concrètes supplémentaires seront mises en oeuvre rapidement » et un « suivi continu » sera assuré « au niveau des experts ». Une deuxième réunion est fixée dans le courant de l'année 2016. (Fathi B'Chir)