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Bulletin Quotidien Europe N° 11395
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) pÊche

Négociation interinstitutionnelle à venir sur le plan cabillaud en Baltique

Bruxelles, 23/09/2015 (Agence Europe) - Le Conseil de l'UE et le Parlement européen tenteront, la semaine prochaine, de surmonter leurs divergences sur le futur plan de gestion pluriannuel des espèces de poissons (cabillaud, hareng et sprat) dans la mer Baltique, ont dit des députés européens lors d'une audition sur les plans de gestion multi-espèces, mardi 22 septembre à Bruxelles.

Fin juin, un désaccord avait été constaté sur le plan cabillaud en mer Baltique et les négociations avaient été suspendues jusqu'à nouvel ordre (EUROPE 11343).

Le rapporteur sur ce dossier, Jaroslaw Walesa (PPE, polonais), a indiqué, lors de cette audition organisée par la commission de la pêche du PE, que la gestion multi-espèces était plus efficace que la gestion espèce par espèce, car on peut tenir compte des interactions entre espèces lors des opérations de pêche. La structure du plan qui concerne la Baltique doit servir de modèles pour d'autres plans multi-espèces, selon le rapporteur. Il a défendu une approche régionale dans la mise en oeuvre des règles du plan de gestion des stocks en Baltique. Ulrike Rodust (S&D, allemande) s'est montrée assez pessimiste sur les chances de débloquer le dossier lors du trilogue.

Ireneusz Wojcik, de l'institut de recherche marine en Pologne, a notamment recommandé de réviser le règlement sur les mesures techniques de pêche et de laisser davantage de marges de manoeuvre aux pêcheurs dans le choix des engins de pêche. Olivier Leprêtre, président du comité des pêches de Boulogne-sur-Mer (France), a souligné que les pêcheurs testaient l'obligation de débarquement (qui découle de la fin des rejets) et qu'ils n'avaient toujours pas trouvé de solution miracle. Les règles sur l'obligation de débarquement sont infernales, selon lui, et ont des effets socio-économiques intenables (travailler plus sans rémunérations, impossibilité de traiter les rejets). Il a critiqué le plan 'cabillaud' en mer du Nord et Manche et a conseillé de s'inspirer du plan de gestion sur la sole en Manche. Pour Simon Collins, qui préside l'association des pêcheurs (écossais) des Shetland, « nous avons besoin des plans de gestion multi-espèces ». Il a aussi demandé davantage de souplesse dans la mise en oeuvre des règles de la politique commune de la pêche (PCP). Raul Prellezo, chercheur à l'AZTI (Pays-Basque espagnol), a dit notamment que l'obligation de débarquement devrait affecter à court terme la profitabilité des flottes de pêche. À moyen terme, certains navires s'en sortiront mieux que d'autres. À long terme, c'est l'incertitude qui règne, selon M. Prellezo.

Alain Cadec (PPE, français), président de la commission de la pêche du PE, a rappelé que la mise en oeuvre de l'obligation de débarquement posait des problèmes. « Il faudra peut-être revoir cela dans les semaines ou les mois qui viennent, pour adapter cette obligation de débarquement et donner un peu plus de souplesse » aux pêcheurs, a-t-il dit. (Lionel Changeur)

 

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