Bruxelles, 07/07/2015 (Agence Europe) - Le Parlement européen appuie l'approche pragmatique et proportionnée poursuivie par la Commission européenne afin de mettre en place, d'ici à 2019, une union des marchés de capitaux (UMC).
L'union des marchés de capitaux est un élément « décisif » d'une stratégie plus ample visant à soutenir la croissance en Europe par le biais d'une « diversification » des canaux de financement de l'économie réelle, a déclaré le président de la commission des affaires économiques et monétaires du PE, l'Italien Roberto Gualtieri, lundi 6 juillet lors d'un débat en session plénière. Il a fait part d'un soutien « décidé » du Parlement européen vis-à-vis de ce projet lancé par la Commission européen fin février (EUROPE 11330 et 11256). « Il n'y aura pas de chèque en blanc », a toutefois prévenu Burkhard Balz (PPE, allemand). Selon lui, une véritable « approche européenne » clairement jalonnée s'impose, les erreurs du passé - notamment en matière de titrisation - doivent être évitées et le secteur financier doit être impliqué dans le projet.
Le projet d'UMC identifie des initiatives immédiates parmi lesquelles la revitalisation d'un marché de produits titrisés simples et transparents qui permettrait d'alléger les bilans bancaires, la révision de la directive imposant aux entreprises désireuses de lever des capitaux de publier un prospectus standard et la modification des règles prudentielles assurantielles ('Solvabilité II') afin de stimuler les investissements dans les infrastructures. Après la publication, en « septembre », de notre plan d'action, nous présenterons ces propositions « peu après », a déclaré le commissaire aux Services financiers, Jonathan Hill. Il a prôné une approche « proportionnée » qui tienne compte de « l'impact global » de la future réglementation financière sur les opérateurs économiques. Il a réitéré que l'UMC était un projet « pour les 28 États membres » duquel les pays aux marchés de capitaux les moins développés auraient le plus à gagner dans la mesure où les flux de capitaux franchiront plus facilement les frontières. Et de demander aux députés de ne pas « mal interpréter » la position de la City de Londres qui, selon lui, comprend les « avantages » potentiels découlant de la création d'un marché unique des capitaux en Europe. (Mathieu Bion)