Bruxelles, 07/07/2015 (Agence Europe) - Les négociations sur le nucléaire iranien entre l'E3+3 (Allemagne, France, Royaume-Uni et Chine, États-Unis et Russie) et l'Iran vont être prolongées de quelques jours a annoncé, mardi 7 juillet à la mi-journée, la Haute Représentante de l'UE, Federica Mogherini. La date limite du 30 juin pour un accord avait déjà été prolongée jusqu'au 7 juillet.
« Nous continuons les négociations dans ces heures-ci. Certains ministres pourraient partir dans les prochaines heures, puis être prêts à revenir dans les heures et jours à venir. Nous allons continuer à négocier dans les prochains jours », a-t-elle annoncé. Si Mme Mogherini n'a pas voulu donner de date précise, selon la porte-parole du Département d'État américain, Marie Harf, les négociations pourraient continuer jusqu'à vendredi 10 juillet. « Pour permettre d'avoir plus de temps pour négocier, nous avons pris les mesures techniques nécessaires pour que le Plan d'action conjoint (de novembre 2013) reste en place jusqu'au 10 juillet », a-t-elle expliqué. Un officiel proche de la délégation iranienne a, lui, indiqué que l'Iran n'avait pas de « date butoir ».
Mme Mogherini a précisé ne pas parler d'extension des négociations. « Je parle de prendre les heures dont nous avons besoin pour essayer de terminer notre travail. C'est difficile. Nous avons toujours su que ça allait être difficile. Mais nous continuons à travailler pour voir si nous parvenons à finaliser l'accord », a-t-elle expliqué. « Nous avons une possibilité, c'est difficile, mais nous savons tous que nous avons une responsabilité très importante à laquelle nous ne pouvons pas manquer », a souligné la Haute Représentante, précisant que les négociateurs travaillaient très dur pour finaliser l'accord.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a expliqué que huit ou neuf questions étaient toujours en suspens dans les négociations. Selon lui, la levée de l'embargo sur les armes contre l'Iran demeure un problème majeur. Son homologue français, Laurent Fabius, a précisé que la question de la possible dimension militaire du programme nucléaire iranien (PMD), la question des sanctions et celle de la limitation de la production nucléaire iranienne n'étaient toujours pas réglées. (Camille-Cerise Gessant)