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Bulletin Quotidien Europe N° 11353
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

Dans l'attente de substance, l'Eurogroupe se fixe un nouveau rendez-vous

Bruxelles/Strasbourg, 07/07/2015 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de l'eurozone se sont quittés bredouilles, mardi 7 juillet, après une réunion préparatoire au sommet de la zone euro qui se tenait le soir même (voir autre nouvelle), dans l'attente que le gouvernement grec soumette une nouvelle demande d'aide au Mécanisme européen de stabilité (MES). Cette demande est attendue avant une nouvelle réunion de l'Eurogroupe par vidéoconférence ce mercredi, après évaluation de la part des institutions (Commission, BCE, FMI).

Plusieurs ministres des Finances ont insisté sur le fait que le temps pressait, l'économie grecque est en chute libre, a déclaré le ministre belge, Johan van Overtveltd. Le 20 juillet, la Grèce doit rembourser 3,5 milliards d'euros à la BCE. Depuis Strasbourg, le député européen Dimitrios Papadimoulis de la GUE/NGL, dont Syriza fait partie, a confirmé que la Grèce voulait un prêt de courte durée ('bridge financing') avant un accord à plus long terme. Si l'Autriche ou le Luxembourg n'ont pas semblé y être opposés, le ministre finlandais, Alexander Stubb, a déclaré que l'Eurogroupe ne regardait pas dans cette direction, car le financement du MES s'accompagne d'un « programme à long terme ».

À en juger par les déclarations à leur arrivée à l'Eurogroupe, il semble que les ministres s'attendaient à avoir des propositions à examiner. Le ministre grec serait arrivé les mains vides, mais aurait quand même exposé oralement quelques idées.

Le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis, a prévenu qu'en l'absence d'un paquet crédible de réformes, la sortie de la Grèce de la zone euro, le Grexit, ne pouvait être exclu. Des propos qui tranchent avec ceux de son collègue, Pierre Moscovici, pour qui un Grexit serait un échec collectif. Le ministre lituanien des Finances, Rimantas Sadzius, a déclaré à son arrivée qu'un Grexit n'était pas une option pour lui. « Nous sommes des nouveaux arrivés, nous croyons que la zone euro doit s'étendre et non se contracter », a-t-il affirmé. « Mon souhait est d'éviter un Grexit, je suis contre le Grexit », avait déclaré le matin même le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, devant la plénière du Parlement.

Le ministre slovaque des Finances, Peter Kazimir, croit qu'un accord n'est peut-être faisable qu'au plus haut niveau politique, mais l'absence de propositions sur la table de l'Eurogroupe n'allait pas faciliter le sommet du soir même, a déclaré le Premier ministre maltais, Joseph Muscat.

Sur la question de la dette grecque, le ministre espagnol, Luis De Guindos, a estimé qu'il n'était pas fondamental d'en parler maintenant. Le ministre finlandais a expliqué que les engagements de son pays envers la Grèce représentaient 5 milliards d'euros, soit 10% du budget finlandais ou 2,5% du PIB. « Nous ne voulons pas alléger le fardeau de la dette », a-t-il tranché. (Elodie Lamer avec LC et MB)

 

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