Bruxelles, 07/07/2015 (Agence Europe) - La crise grecque démontre la nécessité de renforcer encore l'Union économique et monétaire (UEM), a estimé le président français, François Hollande, mardi 7 juillet à l'issue du sommet extraordinaire de la zone euro (voir autre nouvelle).
« Quelle que soit la décision qui sera prise sur la Grèce, il faudra renforcer encore l'UEM. Il faudra aller plus loin sur la gouvernance économique de la zone euro, sur les règles pour faire harmoniser notre fiscalité et l'union politique et économique », a déclaré M. Hollande, interrogé sur l'hypothèse que le couple franco-allemand fasse de nouvelles propositions en la matière. Selon lui, « personne ne pourra dire que les Allemands et les Français n'ont pas agi » pour stabiliser et relancer l'économie européenne. Il a cité les progrès enregistrés en matière d'union bancaire, de fournitures de liquidités par la BCE et de stimulation des investissements à travers le plan 'Juncker'.
L'Italie pose la question de la finalité du projet européen
Le Premier ministre italien, Matteo Renzi, a promis de remettre inlassablement sur la table du Conseil européen la réflexion sur la finalité du projet européen, au-delà de l'urgence liée à la crise grecque.
« L'Europe telle qu'elle existe aujourd'hui ne fonctionne pas. Quel type d'Europe construit-on ? Celle de la croissance et de la culture ou de la réglementation et de la bureaucratie ? L'Europe doit redevenir une maison des valeurs, de choix stratégiques et pas seulement de chiffres » a-t-il souligné, admettant que cette réflexion n'était « évidemment » pas celle de tous ses homologues. (Mathieu Bion et Emmanuel Hagry)