Bruxelles/Luxembourg, 17/06/2015 (Agence Europe) - Lors du Conseil Agriculture, mardi 16 juin à Luxembourg, plusieurs pays, notamment l'Italie, ont critiqué les conclusions auxquelles est parvenue la Commission concernant l'indication obligatoire du pays d'origine du lait et des produits laitiers ainsi que de certains types de viande, des denrées alimentaires non transformées et des produits comprenant un seul ingrédient. Mais d'autres pays ont salué les conclusions de la Commission dans ce domaine.
La Commission estime, en résumé, que les consommateurs ne sont pas prêts à payer davantage pour que figure obligatoirement sur l'étiquette l'origine du lait, des produits laitiers ou de certaines viandes. La Commission a rappelé un peu son leitmotiv: on ne met en place une législation que si c'est utile ; or, cela ne semble pas être le cas en l'espèce.
Le ministre italien a jugé inacceptables les conclusions de la Commission figurant dans ses deux rapports. Le ministre a insisté sur le besoin de connaître l'origine de ces produits, en particulier pour le lait.
Le Royaume-Uni est d'accord sur le principe d'indiquer l'origine, mais pas pour tous les produits. La délégation britannique soutient la mention de l'origine pour les produits laitiers, surtout les produits peu ou pas transformés. Le Portugal a estimé que l'étiquetage du lait et des produits laitiers améliorerait la transparence, en faisant référence aux leçons à tirer de la crise dans le secteur du lait. La Croatie aussi est favorable à l'étiquetage de l'origine pour le lait.
La France considère l'indication de l'origine comme une demande essentielle des consommateurs pour restaurer la confiance dans certaines filières. La France a noté que le rapport de la Commission indique que la mention de l'origine dans les filières viandes de cheval et viandes de gibier n'aurait qu'un faible coût. La France défend donc un étiquetage obligatoire de l'origine s'agissant de la viande de cheval et de la viande de gibier.
La Belgique a soutenu les conclusions des rapports, mais a demandé une augmentation des contrôles pour éviter les fraudes (en référence au scandale de la viande de cheval trouvée dans des plats devant contenir de la viande de boeuf). La Pologne a aussi soutenu les conclusions de la Commission (donc, un étiquetage volontaire de l'origine) de même que les Pays-Bas. L'Irlande a insisté sur l'équilibre à trouver entre les informations à fournir aux consommateurs et les coûts imposés aux opérateurs. (Lionel Changeur)