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Bulletin Quotidien Europe N° 11300
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) ue/afrique

Migration, l'UA et l'UE prêtes à intensifier leur coopération

Bruxelles, 22/04/2015 (Agence Europe) - Le drame des migrants naufragés par centaines en Méditerranée a conduit la Commission européenne et la Commission de l'Union Africaine à discuter principalement, mardi 21 avril dans la matinée à Bruxelles, des moyens de relever en commun le défi de la migration (EUROPE 11299). Les deux parties ont exprimé la volonté, dans le cadre du dialogue politique régulier UE/Afrique sur la migration, d'intensifier leur coopération pour s'attaquer à la source au problème des trafiquants qui font le commerce criminel de populations désespérées à la recherche d'un avenir meilleur.

« Nous avons commencé la réunion avec la migration qui est d'importance tragique », a déclaré à la presse le président de la Commission européenne, Jean- Claude Juncker, convaincu que cette discussion « inspirera » les conclusions du Conseil européen extraordinaire de jeudi. Et d'ajouter: « La toute première priorité c'est de sauver des vies humaines. Il faudra renforcer nos moyens pour sauver des vies, c'est la priorité absolue. Au-delà, il faudra réfléchir aux moyens d'aider les candidats à la migration dans leur pays d'origine. Nous avons évoqué le cas de la Libye. Il faut un accord interne en Libye. Nous avons besoin d'un interlocuteur fiable et stable. Nous développons les contacts avec les pays riverains de la Méditerranée. Ces n'est pas un problème pour l'Italie et Malte, mais pour l'Europe et pour les pays qui font la richesse de la Méditerranée ».

La présidente de la Commission de l'UA, Dr. Dlamini Zuma, a précisé que la coopération portera sur trois aspects: comment traiter la migration légale « car il existe des personnes qui recherchent authentiquement l'asile et devraient pouvoir l'obtenir » ; comment s'attaquer aux trafiquants d'être humains ; comment s'attaquer, sur le terrain, dans les pays d'origine, « à ce qui pousse les migrants à des solutions extrêmes ». Sur le dernier point, elle s'est dite convaincue que l'accès à l'éducation et aux compétences, l'industrialisation en Afrique et la modernisation de l'agriculture permettront de créer plus d'emplois et de donner de l'emploi aux jeunes. « La pauvreté, le sous-développement, le chômage sont des facteurs cruciaux qui poussent les gens à fuir », a-t-elle rappelé. (Aminata Niang)

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