login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11299
Sommaire Publication complète Par article 24 / 32
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) dÉveloppement

Financement post-2015, les députés pressent l'UE de tenir ses promesses

Bruxelles, 21/04/2015 (Agence Europe) - Ambition, leadership et respect des engagements, c'est ce que les membres de la commission du développement du Parlement européen attendent de l'UE pour la troisième conférence onusienne de haut niveau sur le financement du développement post-2015, qui se tiendra à Addis-Abeba du 13 au 16 juillet. Ils l'ont dit, lundi 20 avril à Bruxelles, en adoptant à une large majorité (19 voix pour, 1 contre, 3 abstentions) le rapport de Pedro Silva Pereira (S&D, portugais) (EUROPE 11288).

Ce rapport presse les États membres de l'UE de reconfirmer leur engagement d'allouer collectivement 0,7% du RNB de l'UE à l'aide publique au développement (APD) ; de présenter des calendriers budgétaires multi-annuels pour y parvenir d'ici à 2020 en tenant compte de leurs contraintes budgétaires ; de réserver la moitié de cette APD et au moins 0,2% du RNB aux pays les moins avancés.

Les eurodéputés exhortent aussi l'UE à affirmer son leadership politique dans l'élaboration du cadre mondial et des objectifs de développement durable post-2015. « Les objectifs ne veulent rien dire s'ils ne sont pas financés. Le Parlement veut adresser un message politique fort pour la mise en oeuvre et le financement futurs des nouveaux objectifs de développement mondiaux pour la période 2015-2030 », a commenté le rapporteur.

Les eurodéputés estiment que la mobilisation de ressources nationales, plus prévisible et plus durable que ne l'est l'aide extérieure, doit être une source de financement majeure. Ils appellent la Commission européenne à aider davantage au renforcement des capacités des pays en développement en matière d'administration fiscale, de gestion des financements publics et de la lutte contre la corruption.

L'UE et ses États membres sont invités, quant à eux, à combattre activement les paradis fiscaux, l'évasion fiscale et les flux financiers illicites. La commission parlementaire appelle aussi l'UE à établir avec les pays en développement un cadre réglementaire favorisant des investissements plus responsables et plus transparents qui puissent contribuer au développement d'un secteur privé socialement responsable dans les pays en développement. (Aminata Niang)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
CONSEIL DE L'EUROPE