Bruxelles, 12/02/2015 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a présenté au Conseil européen, jeudi 12 février, une note analytique de 8 pages sur l'Union économique et monétaire (UEM).
Cette note dresse un état des lieux des réussites et des faiblesses de la création de la monnaie unique qui circule dans 19 États membres (EUROPE 11251). « Notre union économique et monétaire est maintenant plus que jamais hétérogène. C'est un défi direct à la convergence que notre UEM est censée apporter », a indiqué en séance M. Juncker, selon une transcription de sa présentation.
Sur la base de ce constat mitigé, la note initie un processus destiné à recueillir les positions des États membres sur les mesures réalisables à court terme afin que ceux-ci s'engagent davantage à réformer leurs économies et contribuent activement à concrétiser le marché unique de l'énergie, des capitaux et numérique.
« Après les récentes décisions de la BCE, nous pensons qu'il est essentiel de rendre les économies nationales pleinement compatibles avec l'UEM. Pour cela, nous avons besoin de réformes structurelles et d'un sens d'appropriation très fort au niveau des États membres », a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk. Il convient d'« être plus exigeant envers soi-même pour déverrouiller l'économie », a souligné le Premier ministre belge, Charles Michel. Sur l'application des recommandations de politique socio-économique qu'adresse le Conseil européen à chaque État membre, « nous pouvons et devons faire plus », a considéré M. Juncker, évoquant l'idée de recommandations « plus courtes et plus ciblées ». Et de prévenir: « Sans volonté nationale plus forte de mettre en oeuvre les réformes, notre UEM restera largement lettre morte ».
Les 'sherpas' des leaders européens se réuniront d'ici à fin mars afin d'identifier une base commune de travail. Le PE sera associé en parallèle à ces travaux. Les commissaires européens, pilotés par Valdis Dombrovskis, dialogueront avec les parties prenantes au niveau européen et les parlements nationaux. Objectif: finaliser d'ici au sommet de juin un rapport spécifique. (Mathieu Bion avec LC, IL)