Bruxelles, 16/01/2015 (Agence Europe) - La Haute Représentante, Federica Mogherini, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, ont convenu, jeudi 15 janvier, qu'il ne fallait plus perdre de temps en vue d'un accord sur le nucléaire iranien, a annoncé le SEAE. « Les négociations doivent être amenées à une conclusion endéans l'échéance convenue», a souligné Mme Mogherini dans un communiqué. « Nous avons affirmé notre engagement ferme à une solution diplomatique qui réponde pleinement aux préoccupations internationales sur la nature exclusivement pacifique de la question du nucléaire iranien », a-t-elle ajouté. Les négociations sur le programme nucléaire iranien courent jusqu'au 30 juin 2015.
À Berlin, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a estimé que les négociations étaient dans une phase décisive. « Nous sommes vraisemblablement tous deux d'avis que les négociations sont maintenant dans une phase décisive », a-t-il souligné à l'issue d'une rencontre avec M. Zarif. « Nous devons effectivement utiliser maintenant ce nouvel intervalle de temps. Nous devons tout mettre en oeuvre pour trouver une solution à laquelle nous ne sommes pas parvenus ces dernières années », a-t-il ajouté.
Les directeurs politiques de l'E3+3 (Allemagne, France, Royaume-Uni et Chine, États-Unis, Russie) et de l'Iran se retrouveront dimanche 18 janvier à Genève pour poursuivre les négociations (EUROPE 11225).
Discussion sur la situation régionale
Mme Mogherini et M. Zarif ont également abordé les droits de l'homme et la situation régionale en ce qui concerne la Syrie, l'Irak, l'Afghanistan et la menace Daesh. La Haute Représentante a souligné que « la relation entre l'Iran et d'autres pays de la région était cruciale pour la stabilité régionale ». « La situation sécuritaire actuelle dans la région a créé un besoin urgent pour les puissances régionales de se consulter et de coopérer, de désamorcer les tensions sectaires et de s'attaquer aux causes profondes de la montée de Daesh et aux crises en Syrie et en Irak », a-t-elle ajouté. Mme Mogherini a encouragé l'Iran à user de son influence « considérable » pour aider à créer un Irak plus inclusif et plus stable, et à contribuer à une solution politique à la crise syrienne en soutenant l'envoyé spécial Staffan de Mistura. (CG)