Bruxelles, 16/01/2015 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères s'entretiendront, lundi 19 janvier, lors de leur Conseil, sur les aspects extérieurs du terrorisme.
Ils devraient discuter de la mise en oeuvre de ce qui a déjà été décidé, tel que la stratégie sur les combattants étrangers adoptée en octobre et des différentes mesures que l'UE souhaite appliquer avec ses partenaires dans la région. Selon une source européenne haut placée, l'Union est déjà en contact avec eux pour essayer de mettre en place des projets concrets afin de les aider à étayer leur capacité de lutte contre le terrorisme. Il s'agit aussi de développer l'efficacité de l'expertise et de travailler sur la communication et des types d'actions qui peuvent être pris pour lutter contre la radicalisation de la population dans ces pays, a-t-elle ajouté. Les chefs de la diplomatie devraient aussi s'entretenir sur les crises majeures dans la région qui alimentent le phénomène des combattants étrangers. Cette discussion sera un premier pas sur ce dossier, puisque les ministres reviendront sur le sujet au Conseil du 9 février.
Les ministres auront une première « discussion stratégique » sur les relations entre l'UE et la Russie. « On demande aux États d'avoir une discussion sur le principe et éventuellement sur la méthode, mais pas de décider quoi que ce soit lundi », a expliqué une source nationale. « L'idée de (la Haute Représentante) Federica Mogherini est de voir dans quelle mesure il est possible d'avoir un dialogue utile avec la Russie et de façon progressive et graduelle, en fonction des discussions sur l'Ukraine et des accords de Minsk, de voir dans quelle mesure identifier des domaines de coopération sectorielle mutuellement bénéfiques », a-t-elle ajouté, martelant qu'il ne s'agissait pas de faire du « business as usual » (EUROPE 11231). Plusieurs sources ont souligné qu'il ne s'agissait pas de débattre des sanctions contre la Russie.
Le Conseil reviendra aussi sur la situation en Libye. Les débats des ministres seront tributaires des discussions entre les parties libyennes qui ont repris mercredi 14 janvier à Genève. Si les discussions sont positives, les ministres se demanderont comment soutenir le processus ; si elles ne le sont pas, il faudra voir quelles conséquences en tirer, par exemple en terme de sanctions, a expliqué une source. Le Conseil pourrait discuter de la disposition des États membres à voir l'Union participer à la surveillance d'un cessez-le-feu, de la suite à donner à la mission européenne EUBAM, dont l'échéance arrive en mai.
Au déjeuner, les ministres discuteront avec le secrétaire général de la Ligue Arabe, Nabil El Araby, sur la coopération UE- Ligue arabe, la situation en Libye, en Irak, en Syrie et sur le conflit israélo-palestinien. (CG)