Bruxelles, 12/01/2015 (Agence Europe) - 2015 sera l'année d'un nouveau mandat pour le Comité des régions. De nouveaux membres et une nouvelle présidence tournante doivent prendre le relais dès le 25 janvier. Il n'est pas exclu que l'actuel leader de l'organe consultatif, Michel Lebrun (PPE, belge), soit candidat à sa succession.
Quelle alternance ? Le mandat de 5 ans du Comité des régions expire le 25 janvier. Une nouvelle alternance de présidence devra être établie entre sociaux-démocrates et chrétiens-démocrates et approuvée lors de la séance plénière du 11 au 13 février. Des discussions politiques sont en cours pour déterminer lequel des deux groupes entamera la première moitié du mandat. Le PPE sort d'un mandat de 2 ans et demi, il serait logique que le PSE lui succède. Mais le principe ne semblerait pas encore acquis à ce jour, selon nos sources.
Quels candidats ? Le nom du candidat socialiste à la présidence en revanche est déjà connu, il s'agit du Belge germanophone Karl-Heinz Lambertz, actuellement président du groupe PSE. Officiellement, le groupe des chrétiens-démocrates n'a pas encore désigné de candidat et devrait le faire vers la fin du mois de janvier. En toute logique, le président du groupe PPE, Michael Schneider (allemand), pourrait être candidat, au même titre que le président actuel du Comité des régions, Michel Lebrun (PPE, belge). La candidature du président sortant serait d'autant plus plausible si la première moitié de l'alternance de la présidence était attribuée au groupe PPE. Les membres du CdR procéderont à l'élection du futur président lors de la séance plénière du 11 au 13 février.
350 membres. L'assemblée sera légèrement remaniée, puisque de nouvelles délégations nationales doivent être nommées pour le prochain mandat. C'est au Conseil d'approuver la composition des délégations proposées par les États membres avant le 25 janvier. Tous les pays n'ont pas encore présenté leur nouvelle délégation, mais il est estimé que 60% des membres du Comité des régions seront reconduits. Le Comité des régions ne sera plus composé de 353 membres, comme ce fut le cas en fin de mandat après l'adhésion de la Croatie à l'UE, mais de 350 membres, conformément au Traité de Lisbonne. Les délégations luxembourgeoise, estonienne et chypriote perdent chacune un siège, selon la décision du Conseil Affaires générales du mois de décembre. (MD)