Strasbourg, 12/01/2015 (Agence Europe) - L'Union européenne a dénoncé, vendredi 9 janvier, la flagellation en public, le jour même, à Jeddah, en Arabie saoudite, du blogueur militant Raef Badawi, lauréat du prix Reporters sans frontières 2014. Cet acte fait partie de sa peine, prononcée en septembre dernier, de 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet pour avoir plaidé pour des mesures libérales en Arabie saoudite et pour la célébration de la Saint-Valentin. Les 1 000 coups de fouet vont être donnés sur 20 semaines. « Les châtiments corporels sont inacceptables et contraires à la dignité humaine », a souligné la porte-parole de la Haute Représentante, Federica Mogherini, dans un communiqué.
« Le processus de réforme judiciaire entreprise par le Royaume d'Arabie saoudite ouvre la possibilité d'améliorer la protection des droits individuels », a souligné la porte-parole. Ainsi, dans ce contexte, « l'UE appelle les autorités saoudiennes à suspendre tous châtiments corporels pour M. Badawi », a expliqué la porte-parole. Elle a aussi appelé à envisager, dans le cadre de la réforme, « de mettre un terme à l'utilisation de la flagellation ou de peines qui ne soient pas conformes aux conventions internationales pertinentes sur les droits de l'homme », y compris la Convention contre la torture, que l'Arabie saoudite a ratifiée.
Rappelant la récente commémoration du 30ème anniversaire de l'adoption de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres traitements ou punitions cruels, inhumains et dégradants, la porte-parole a souligné que l'UE réaffirmait sa forte opposition à ce genre de peine ou traitement. (CG)