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Bulletin Quotidien Europe N° 11225
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Spéculations sur le Grexit, la Grèce en paie le prix fort

Bruxelles, 07/01/2015 (Agence Europe) - Les taux d'emprunt grecs à 10 ans sont passés au-delà du taux symbolique des 10%, mercredi le 7 janvier, un taux qui n'avait plus été atteint depuis 2013, alors qu'une possible victoire du parti de la gauche radicale Syriza lors des élections du 25 janvier effraie et qu'a repris la spéculation autour d'une sortie du pays de la zone euro, bien qu'elle ne figure pas dans les promesses de campagne de Syriza.

Si le commissaire en charge des Affaires économiques, Pierre Moscovici, a tenté de calmer le jeu en rappelant, cité par Le Monde, que le choix des Grecs aux urnes sera respecté, Manfred Weber, leader allemand du PPE (le parti d'Angela Merkel) au Parlement européen, a adopté un ton alarmiste, mercredi. « Il appartient à la Grèce de choisir quel chemin elle emprunte: avec ou contre l'Europe », a affirmé M. Weber sur son compte Twitter, citant nommément son allié, Antonis Samaras, Premier ministre sortant, qui est en lice face à Alexis Tsipras, de Syriza. Si Syriza emporte les élections, la porte de la Commission « lui est ouverte », a encore dit M. Moscovici au Monde. « Il faut prendre ces élections pour ce qu'elles sont: un rendez-vous démocratique très significatif, mais pas le déclencheur possible d'une crise ».

Martin Schulz, président du Parlement européen, considère, quant lui, dans les colonnes de Die Welt, que « les conseils non sollicités qui donnent aux gens en Grèce le sentiment que ce n'est pas eux qui décident par leur vote de leur avenir, mais Bruxelles ou Berlin, poussent peut-être même les électeurs dans les bras des forces radicales ».

Le quotidien allemand Bild a jeté un autre pavé dans la mare en rapportant, mercredi, tenir de sources gouvernementales que Berlin se préparait « concrètement » à une sortie de la Grèce de la zone euro, notamment pour faire face à l'éventualité d'un effondrement du système bancaire. Un porte-parole du gouvernement allemand a toutefois dit ne pas avoir connaissance de tels plans, mercredi à midi. « La place de la Grèce est dans la zone euro, quel que soit son prochain gouvernement », a d'ailleurs tranché le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron, dans un entretien au quotidien français Les Echos. Rappelant toutefois que quels que soient les dirigeants élus, « ceux-ci auront à tenir les engagements de leur pays ».

Enfin, sur une des promesses de campagne de Syriza, un effacement d'une partie de la dette, le commissaire Moscovici s'est voulu sans équivoque. « Une dette n'est pas faite pour être effacée, elle existe, elle doit être remboursée », a-t-il dit, ajoutant que cela pouvait se faire « à un rythme ou à un autre ». (EL)

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