Bruxelles, 15/12/2014 (Agence Europe) - L'issue du scrutin présidentiel grec ne changera en rien l'objectif de la Commission européenne qui est de travailler à maintenir la Grèce ancrée dans l'eurozone.
« Quoiqu'il arrive, le seul scénario viable est de garder la Grèce ancrée dans la zone euro », a en effet déclaré Mina Andreeva, porte-parole de l'institution européenne, le 15 décembre.
Le gouvernement grec a décidé d'anticiper de deux mois l'élection présidentielle en présentant son candidat à la présidence, Stavros Dimas, ancien commissaire européen à l'Environnement. Le premier tour du scrutin aura lieu mercredi 17 décembre au Parlement national. Si le gouvernement ne réunit par la majorité requise (180 élus alors que sa coalition détient 155 voix au Parlement), des élections législatives anticipées devront être organisées. Les sondages d'opinion placent le principal parti d'opposition, Syriza, hostile à la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI), devant le parti de M. Samaras.
La semaine dernière, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait déclaré qu'il n'aimerait pas que des « forces politiques extrêmes » arrivent au pouvoir (EUROPE 11217). La Commission avait, plus tôt dans la semaine, salué le choix du candidat (EUROPE 11215). Une prise de position que Pierre Laurent, président de la Gauche européenne, a qualifié de « pression de la Commission européenne sur le processus électoral d'un État souverain ». La coalition Syriza y a vu une ingérence.
Le Commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, en voyage à Athènes lundi et mardi, a précisé au quotidien Kathimerini qu'il ne rencontrerait pas le leader de Syriza, Alexis Tsipras. « Pas cette fois. Mais dans le futur, j'aurai l'occasion de le faire et ce sera intéressant », a-t-il indiqué. (EL)