Bruxelles, 15/12/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a annoncé, le 15 décembre, le lancement d'une consultation des acteurs du marché par les autorités française, suédoise et italienne de la concurrence, dans le cadre d'une enquête sur Booking.com, une plateforme de réservation d'hôtels en ligne.
Dans le viseur des trois autorités nationales: les clauses de parité qui figurent dans les contrats conclus entre Booking.com et les hôtels, qui pourraient avoir des effets anticoncurrentiels. Ces clauses obligent les hôtels à proposer leurs chambres sur Booking.com à un prix au moins aussi avantageux que celui proposé sur tous les autres canaux de distribution en ligne et hors lignes. Les autorités des trois pays mentionnés craignent que ces clauses ne restreignent la concurrence entre Booking.com et les autres agents de voyage en ligne et qu'elles empêchent de nouvelles plateformes de réservation d'entrer sur le marché.
En réponse, la plate-forme Booking.com propose de renoncer à l'exigence de parité concernant les prix que l'hôtel propose aux autres agents de voyage en ligne. Cela permettrait à l'hôtel d'offrir ses chambres à des prix différents à différents agents de voyage en ligne. Toutefois, l'hôtel serait encore tenu de proposer sur Booking.com des prix au moins aussi avantageux que ceux pratiqués sur ses propres canaux de réservation en ligne et hors ligne. Ces engagements sont destinés à s'appliquer dans l'Espace économique européen.
Les autorités nationales de la concurrence pourront rendre juridiquement contraignants ces engagements si la consultation des acteurs du marché, qui durera jusqu'au 31 janvier 2015, confirme la pertinence des mesures avancées.
La Commission coordonne les enquêtes nationales. Selon un porte-parole de l'institution européenne Ricardo Cardoso, les autres autorités nationales qui enquêtent également sont parfaitement informées et suivent la consultation de près, attendant de voir ce qu'en seront les résultats. Interrogé sur une possible utilisation par défaut à l'avenir de ce modus operandi, M. Cardoso a déclaré qu'il faudrait une approche au cas par cas. « Nous verrons comment cela marche dans le futur », a-t-il dit. Les autorités des trois pays concernés poursuivent en outre leurs enquêtes sur les clauses de parité d'autres agents de voyage en ligne. (EL)