login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11184
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) ebola

L'UE porte son aide à un milliard d'euros - Christos Stylianides nommé coordonnateur

Bruxelles, 24/10/2014 (Agence Europe) - Les chefs d'État et de gouvernement de l'UE ont décidé, à l'issue du sommet européen des jeudi 23 et vendredi 24 octobre, de porter à un milliard d'euros l'aide aux pays africains touchés par l'épidémie Ebola, soit 550 millions d'euros supplémentaires qui s'ajoutent aux 450 millions débloqués jusqu'ici par la Commission européenne et les États membres. Ils ont par ailleurs nommé le nouveau commissaire aux Affaires humanitaires, le Chypriote Christos Stylianides, comme coordonnateur européen sur Ebola, en collaboration étroite avec l'ERCC, les institutions européennes, les États membres et les organisations internationales. Ceci, conformément à la décision prise par les ministres des Affaires étrangères le 20 octobre dernier, de nommer un tel coordinateur, alors que cette fièvre hémorragique très contagieuse continue de progresser en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia. « Une assistance supplémentaire est nécessaire pour augmenter la réponse sur le terrain, particulièrement en ce qui concerne les soins médicaux et l'équipement, de même que pour renforcer les contrôles à la sortie », a souligné le Conseil.

Les chefs d'État et de gouvernement ont retenu trois principes pour lutter contre l'épidémie Ebola: 1) fournir une aide financière pour aider les pays d'Afrique de l'Ouest touchés par l'épidémie, aide qui se monte désormais à un milliard d'euros ; 2) une mise à disposition, dans les pays africains touchés, de personnel humanitaire venant de toute l'Europe pour apporter les soins requis avec une prise en charge en cas de contamination et des moyens d'évacuations en cas de nécessité ; 3) la nomination d'un coordonnateur qui personnifiera les efforts de coordination des Européens. « Profondément préoccuppés » par la propagation continue du virus Ebola en Afrique de l'Ouest, les chefs d'État et de gouvernement ont appelé à la mise en oeuvre immédiate des mesures décidées, d'une part, par les ministres eurpoéens de la Santé, le 16 octobre, et, d'autre part, par les ministres européens des Affaires étrangères, le 20 octobre. Les ministres de la Santé avaient décidé, lors d'une réunion de haut niveau, de procéder à la vérification de l'efficacité des contrôles mis en place dans les aéroports africains concernés par l'épidémie et de renforcer la coordination des mesures de contrôle prises à l'entrée des États membres (EUROPE n°11178). Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères avaient reconnu la nécessité d'accroître l'aide déployée conjointement par l'UE en coordination avec l'ONU au-delà des 450 millions d'euros déjà mobilisés par l'UE en termes d'aide humanitaire, de protection civile et d'assistance au développement (EUROPE n°11180). Des 450 millions initialement alloués, 180 millions émanent de la Commission et le reste provient des États membres ; des 550 millions supplémentaires qui seront débloqués, 24,4 millions émaneront de la Commission et seront directement débloqués en soutien immédiat pour assurer la protection des travailleurs humanitaires et le traitement des patients et pour stopper la contagion notamment grâce à la mise au point de vaccins.

Dans ses conclusions, le Conseil salue la décision prise par la Commission et les États membres de garantir des soins appropriés sur place pour les travailleurs humanitaires qui seraient touchés par la maladie, y compris leur rapatriement, si besoin en était. Rappelant que l'étendue de l'épidémie n'est pas seulement une menace pour l'économie et la stabilité des pays affectés, mais pour la région toute entière, le Conseil appelle la Haute Représentante et la Commission à développer un paquet de mesures portant sur les implications politiques, économiques et sécuritaires de l'épidémie Ebola en Afrique de l'Ouest. D'autre part, avec l'apparition des premiers cas d'infection Ebola en Europe, l'état de préparation de l'Union européenne pour contrer le virus est de la plus haute importance, afin de protéger les pays européens et leurs citoyens. Il faut des mesures de protection pour réduire les risques de contagion, associées à des mesures de prévention coordonnées au sein de l'UE, comme les contrôles à l'entrée, précise le Conseil. Il invite le président de la Commission et la Haute Représentante à faire rapport lors de la prochaine réunion du Conseil sur les mesures adoptées.

« Il était tout à fait essentiel que chacun prenne sa part et que ceux qui ne peuvent le faire avec du personnel soignant le fassent par des moyens budgétaires », a déclaré le président français, François Hollande. Estimant qu'il ne faut tomber « ni dans le catastrophisme qui produit la panique, ni dans l'inaction », le président français a estimé, en matière de screening, que ceux-ci devaient s'étendre aux modes de transport autres que le transport aérien, notamment le transport maritime, et que la France prendrait des dispositions en ce sens.

« Nous souhaitons faire en sorte que le personnel de santé puisse avoir des possibilités sanitaires et de retour (…) C'est une crise pas seulement humanitaire, mais politique, économique et sociale, même pour les pays non affectés, victimes de l'inquiétude » a déclaré le Premier ministre belge, Charles Michel.

Pour le Premier ministre britannique, David Cameron, il était important que l'UE augmente l'aide aux pays africains. « C'est un succès (…) On a réussi à doubler l'engagement », s'est réjoui M. Cameron, soulignant que « le Royaume-Uni est à la tête des efforts avec 125 millions de livres et notamment des forces militaires »

« Nous devons nous assurer que la maladie ne s'étende pas, nous ne voulons pas une pandémie », a indiqué le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, précisant que la Suède était un des États membres qui contribuait le plus et qui allait continuer à la faire. (IL, AN, MD, SP, CG)

 

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
CALENDRIER
SUPPLÉMENT