Bruxelles, 24/10/2014 (Agence Europe) - Le Conseil européen des 23 et 24 octobre est parvenu à un accord sur le nouveau cadre Climat/Énergie à l'horizon 2030 (voir autres nouvelles). Le secteur agricole souhaite que ses spécificités soient mieux prises en compte.
Le ministre italien de l'Agriculture, Maurizio Martina, qui assure la présidence tournante du Conseil, a adressé une lettre au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, lui demandant de tenir compte, dans l'accord, des spécificités du secteur agricole, comme l'on demandé les ministres de l'Agriculture.
Toute décision concernant ce secteur devrait être précédée d'une étude d'impact, écrit-il. Il précise que des objectifs trop ambitieux risquent de limiter la capacité de l'agriculture européenne à répondre au défi de la sécurité alimentaire mondiale, alors que le secteur va subir les impacts négatifs du réchauffement climatique. La Commission européenne prévoit à ce stade trois options: inclure l'agriculture dans l'objectif global de réduction de 30% des émissions non-ETS, créer un pilier distinct pour les secteurs agricoles et forestiers ou imaginer une combinaison de ces deux systèmes.
Avant de choisir l'une ou l'autre de ces options, il est nécessaire de mener des analyses poussées qui tiennent notamment compte de la conditionnalité et du verdissement des aides de la PAC, estime le ministre italien.
Selon le Copa-Cogeca (organisations et coopératives agricoles de l'UE), les derniers projets de conclusions sur ce dossier ne tenaient pas compte de la contribution de l'agriculture aux réductions des émissions notamment du secteur des transports. Dans une lettre adressée à Matteo Renzi, le chef du gouvernement italien, et à Herman Van Rompuy, le secrétaire général du Copa-Cogeca, Pekka Pesonen, estime que les transports ne devraient pas être intégrés au système d'échange de quotas de CO2. ePure, le lobby bruxellois du bioéthanol, demandait pour sa part que des objectifs contraignants d'incorporation de biocarburants dans le secteur des transports soient introduits comme c'est le cas pour le cadre Climat/Énergie 2020. (LC)