Bruxelles, 06/10/2014 (Agence Europe) - Lord Jonathan Hill, commissaire candidat à la Stabilité financière et l'Union des marchés des capitaux, doit passer ce mardi 7 octobre une seconde audition d'une heure et demie devant les députés européens, qui ne se montreront pas moins exigeants que lors de son premier passage. Le S&D, par exemple, attend plus de précisions de sa part et qu'il montre une plus grande maîtrise de son portefeuille lors de cette seconde audition. Le verdict pourrait n'être connu que tard ce mardi, voire mercredi.
Lundi, les députés ont reçu de sa part les réponses écrites supplémentaires que le PE réclamait. Sur les euro-obligations, un des sujets sur lesquels il a refusé de donner sa position lors de sa première audition, ses réponses écrites ont plus ou moins permis de faire la lumière. Énonçant les positions des opposants et des partisans de ces euro-obligations, Lord Hill a expliqué qu'il semblait « improbable qu'un consensus » sur la question puisse être trouvé au sein de l'eurozone en ce moment. Et d'appuyer ce que Pierre Moscovici, commissaire-candidat aux Affaires économiques, a déclaré lors de sa propre audition, c'est-à-dire que ce n'était pas le bon moment pour faire des propositions sur ce front. Sur le régime unique de garantie de dépôts, sur lequel il n'avait pris aucun engagement lors de son audition, Lord Hill a demandé aux députés de reconnaître que, même si ce régime était désirable, les conditions politiques pour un tel changement ne semblaient pas être réunies.
Pas de réponse concrète, par contre, sur ses activités passées de lobbyiste, a fait remarquer Sven Giegold (Verts/ALE, allemand). « C'est une honte que Lord Hill refuse une nouvelle fois de fournir des réponses » sur ce front, a-t-il indiqué sur son site Internet, avant de promettre que les Verts insisteraient sur ce point lors de l'audition. Du côté de l'ADLE, l'on considère que, si les réponses écrites de Lord Hill marquent une évolution par rapport à celles données lors de la première audition, ce dernier est bien entendu attendu sur les réponses qu'il fournira ce mardi. Du côté du CRE, groupe du Britannique, on se dit « confiants » que Lord Hill donnera plus de détails sur les questions liées aux services financiers qui intéressent les députés. À la Commission européenne, on trouve par ailleurs que les réponses écrites donnent déjà pas mal de détails, en tenant également compte que Lord Hill n'est pas encore un commissaire en fonction. L'ancienne députée britannique Sharon Bowles (ADLE) a par ailleurs mis en garde, pendant le week-end, dans les colonnes du Financial Times, contre un rejet de son compatriote, qui ouvrirait une crise avec Londres. (EL)