Bruxelles, 29/09/2014 (Agence Europe) - Le réseau Eurydice a publié, jeudi 25 septembre, une analyse comparative du temps d'instruction annuel recommandé dans l'enseignement obligatoire à temps plein en Europe, dans les établissements scolaires du secteur public. Il couvre au total 32 pays européens membres du réseau Eurydice (année de référence 2013-2014) et comprend des fiches nationales et des diagrammes permettant au lecteur d'accéder facilement aux données sur le temps d'instruction dans l'enseignement général selon les pays et les matières. Le rapport propose également des informations complémentaires sur les caractéristiques de chaque pays. La collecte de données conjointe a été réalisée par le réseau Eurydice et l'OCDE (le réseau NESLI). Les étudiants, les parents et les employeurs aiment savoir si les écoles accordent suffisamment d'importance aux sciences et aux langues étrangères, souligne Eurydice pour souligner l'intérêt de l'étude. Plus généralement, « ils veulent savoir si les étudiants reçoivent les connaissances et les compétences dont ils ont besoin soit pour obtenir un emploi, soit pour accéder à un niveau d'études supérieur ».
À la lecture des données, il s'avère que le temps d'instruction dans l'enseignement obligatoire varie considérablement d'un pays à l'autre. Il atteint et dépasse même parfois les 900 heures par an dans certains d'entre eux (c'est le cas en Irlande, en France, en Italie, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni (Pays de Galles)). Il est légèrement inférieur mais proche des 900 heures dans d'autres (Espagne, Luxembourg, Royaume-Uni (sauf le Pays de Galles)). Il se situe dans les 600 heures en Bulgarie et en Lettonie et est proche des 700 heures en Roumanie, en Pologne, en Slovénie et en Pologne. En Croatie, il ne dépasse pas les 555 heures. Le rapport montre par ailleurs que, dans le temps d'instruction obligatoire, l'importance consacrée à certaines matières est similaire dans de nombreux pays. Ainsi, au niveau de l'enseignement primaire, l'accent est mis sur la lecture et l'écriture, alors de nombreux pays insistent relativement fort sur l'enseignement des langues étrangères au niveau de l'enseignement secondaire.
Au niveau de l'enseignement primaire, quelques pays en haut de l'échelle consacrent plus de 60% du temps d'instruction aux quatre groupes de matières jugées clés (lecture/écriture, mathématiques, sciences, première langue étrangère). C'est le cas de la Belgique (communauté flamande), de la République tchèque, de la Lituanie, de Malte, de l'Autriche et du Portugal. À l'autre bout de l'échelle se trouvent, avec 50%, l'Allemagne, Chypre, l'Irlande, et l'Islande. Pour tous les pays (sauf à Malte où ce sont les mathématiques), l'accent est surtout mis sur la lecture/écriture, suivies par les mathématiques (avec, pour Malte, la lecture/écriture en seconde position). Au niveau de l'enseignement secondaire, on constate une répartition plus ou moins égale pour ces quatre catégories. Certains pays accordent en outre, pour ce niveau d'enseignement, une large part du temps d'instruction à l'apprentissage des langues étrangères. C'est le cas en Belgique (communauté flamande), en Allemagne, en France, à Chypre, en Lettonie, au Luxembourg, en Hongrie, à Malte, au Liechtenstein et en Norvège. Les mathématiques par contre s'arrogent une part d'environ 15% du temps d'instruction, en moyenne. C'est rarement la branche qui s'arroge la plus large part du temps d'instruction, sauf en Autriche. Enfin, dans la moitié des pays environ, la part la plus restreinte du temps d'instruction total est dévolue aux sciences. (IL)