Bruxelles, 01/09/2014 (Agence Europe) - La France soumettra prochainement à ses partenaires européens une initiative déclinant les mesures de nature à relancer les investissements en Europe.
Ayant obtenu, lors du dernier Conseil européen, l'ouverture d'une séquence au plus haut niveau politique avec la tenue, en octobre, de deux sommets consacrés à la croissance (EUROPE 11143), le gouvernement français entend battre le fer tant qu'il est chaud et faire des propositions concrètes d'ici au Conseil Écofin informel qui se tiendra mi-septembre à Milan. Objectif: peser dans les discussions destinées à orienter la Commission 'Juncker' dans l'élaboration d'un plan d'investissements de 300 milliards d'euros.
Sur la question du financement de l'économie, certaines idées circulent déjà, telles qu'une nouvelle augmentation du capital de la BEI, l'utilisation du budget de l'UE afin d'obtenir un effet de levier pour mobiliser des capitaux privés, la création d'un livret d'épargne européen. Les États membres planchent également sur la revitalisation des marchés des produits financiers titrisés les plus sûrs (EUROPE 11140).
Sur le plan budgétaire, l'action de la France consistera à faire reconnaître au niveau européen l'existence de circonstances exceptionnelles - croissance atone, risque de déflation, chômage élevé - qui permettent de recourir aux flexibilités du Pacte de stabilité et de croissance. Lors du dernier sommet, cette vision sociale-démocrate de la situation économique s'est heurtée à une forte résistance de l'Allemagne, convaincue que chaque État membre doit d'abord faire le nécessaire pour réformer son économie. (MB)