login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11145
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) Économie

P. De Backer pointe la frilosité des États face aux réformes

Bruxelles, 01/09/2014 (Agence Europe) - Philippe De Backer regrette que les pays de la zone euro ne faisant pas l'objet d'un plan de sauvetage soient « moins ambitieux » en matière de réforme économique que ceux (ayant été) soumis à un programme d'ajustement économique, tels que la Grèce, le Portugal ou l'Irlande.

Le Parlement européen souligne l'importance de mener des réformes structurelles « profondes et durables » afin de stimuler la croissance et l'emploi, et d'investir dans la recherche et l'éducation, stipule le projet de rapport d'initiative de l'eurodéputé belge sur les priorités du processus budgétaire 'Semestre européen' 2014. Ce texte sera discuté mercredi 3 septembre en commission des affaires économiques et monétaires du PE.

Bien que les recommandations de politique socio-économique adressées par le Conseil européen à chaque État membre constituent « une pré-condition pour parvenir à la convergence économique dans l'Union économique et monétaire », M. De Backer constate « l'inconstance entre les engagements pris au niveau européen et l'application au niveau national de ces recommandations spécifiques ». Seules 10% des recommandations par pays faites en 2013 par l'échelon européen ont été totalement suivies et 45% d'entre elles n'ont été que peu ou pas suivies d'effet, selon la Commission européenne. L'eurodéputé demande à la Commission de faire rapport « chaque trimestre » sur la mise en oeuvre des recommandations et d'utiliser tous les moyens législatifs à disposition pour inciter les États membres à agir.

Déroulant un agenda libéral, l'eurodéputé prône une consolidation budgétaire propice à la croissance, une réforme des marchés du travail à travers une insertion accrue des jeunes, une réforme visant à assurer la durabilité des systèmes de sécurité sociale, de santé et de retraite, et met en garde contre la tentation protectionniste. Dans le domaine fiscal, les prélèvements devraient peser davantage sur la consommation que sur le travail. Estimant que « l'investissement privé est plus propice à la croissance que l'investissement public », le libéral belge appelle à l'achèvement du marché intérieur, surtout dans le secteur des services. (MB)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE