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Bulletin Quotidien Europe N° 11129
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) ogm

Les fabricants d'aliments pour animaux redoutent une rupture de stock

Bruxelles, 25/07/2014 (Agence Europe) - Huit plantes transgéniques en attente d'une décision d'autorisation de la Commission européenne pour être importées dans l'UE aux fins de la transformation et de l'alimentation humaine et animale sont toujours en rade. Trois organisations représentant les intérêts des industries de transformation des céréales et oléagineux et la production d'aliments pour animaux, qui espéraient une décision de la Commission mercredi 23 juillet lors de la dernière réunion du collège avant la pause d'été, s'en offusquent. Elles sont montées au créneau jeudi 24 juillet, pressant la Commission d'agir pour autoriser ces OGM, indispensables à l'alimentation animale, en mettant en avant le risque imminent d'une rupture d'approvisionnement et les incertitudes juridiques liées au retard pris dans la procédure d'autorisation .

Sont concernés: le maïs MON 87460 de Monsanto, le Colza GT 73, le soja 305423, le soja MON 87708, le soja MON 87705, le soja BPS-CV127-9, le mais T25 et le coton T304-40, dont le sort est entre les mains de la Commission européenne, puisque les États membres ont échoué à se prononcer à la majorité qualifiée pour ou contre l'autorisation.

« Pour éviter d'aggraver la menace de rupture de l'approvisionnement, une décision doit être prise avant le début du mois de septembre 2014, avant que la récolte d'automne ne soit rendue disponible dans les régions exportatrices vers l'UE » affirment, dans un communiqué conjoint, Coceral (European Association of cereals, rice, feedstuffs, oilseeds, olive oil, oils and fats and agrosupply trade), la Fédération des producteurs d'huiles végétales (Fediol) et la Fédération européenne des producteurs d'aliments composés pour animaux FEFAC (European Feed Manufacturers Federation).

La prochaine réunion de la Commission européenne est prévue le 3 septembre, « mais il n'est pas sûr que la discussion à ce sujet soit à l'ordre du jour », indiquait vendredi à EUROPE une source de la Commission.

Les trois organisations soulignent que l'UE est dépendante à 75% des importations pour couvrir ses besoins en ingrédients riches en protéines aux fins de l'alimentation animale et que certaines de ces plantes génétiquement modifiées sont déjà récoltées et seront disponibles dans les principales régions exportatrices vers l'UE à partir de l'automne 2014.

« Tout retard supplémentaire dans le processus d'autorisation de l'UE pourrait conduire à des pénuries et des perturbations majeures du commerce en raison de la possibilité d'une présence inévitable de ces OGM dans nos productions, tant d'OGM que de produits conventionnels », avertissent-elles, redoutant que n'augmente encore le risque de non-conformité de leurs propres productions à la législation de l'UE.

Les trois organisations rappellent aussi que ces plantes génétiquement modifiées ont été déclarées sûres par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et que certaines sont en attente d'une décision depuis la fin de l'année dernière. (AN)

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