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Bulletin Quotidien Europe N° 11108
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) ententes

Des producteurs de champignons en conserve mis à l'amende

Bruxelles, 25/06/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a infligé, mercredi 25 juin, des amendes pour un peu plus de 32 millions d'euros à des entreprises ayant participé à une entente visant à coordoner les prix des champignons en conserve et à se partager la clientèle, et ce pendant plus d'un an.

C'est la société Lutèce qui a révélé l'existence de l'entente à laquelle elle a participé avec une autre société néerlandaise, Prochamp, et la française Bonduelle. Lutèce a ainsi bénéficié d'une immunité totale, alors que l'amende qu'elle encourrait était de l'ordre d'un peu plus de 20 millions d'euros. Prochamp et Bonduelle ont bénéficié d'une réduction de 10% pour avoir reconnu leur participation à l'entente et leur responsabilité. Prochamp a vu son amende réduite de 30% supplémentaires pour sa coopération à l'enquête, celle-ci s'élève donc à 2,021 millions d'euros. L'amende dont devra s'acquitter Bonduelle est légèrement plus salée, elle atteint 30,204 millions d'euros. Joaquin Almunia, vice président de la Commission en charge de la politique de concurrence, a expliqué que l'entente sur les champignons en conserve « a concerné les ventes aux détaillants partout en Europe pendant plus d'un an. Cela signifie que, potentiellement, tout consommateur a pu en subir les effets ».

L'entente, à laquelle Lutèce a participé du 1er septembre 2010 au 22 décembre 2011, a duré jusqu'au et 28 février 2012 en ce qui concerne Prochamp et Bonduelle. Elle concernait la vente par appels d'offres, sous une marque de distributeur, de champignons en conserve à des grossistes en produits alimentaires et à des clients professionnels au sein de l'Espace économique européen. Les membres de l'entente ont échangé des informations sur les appels d'offres, ont fixé des prix minimaux, se sont concertés sur leurs objectifs de volume et se sont partagés la clientèle. L'entente consistait en un pacte de non-agression assorti d'un dispositif de compensation en cas de transfert de clients et de l'application de prix minimaux préalablement négociés. Dans le cadre de la même enquête, la Commission a ouvert une procédure contre Riberebro. (EL)

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