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Bulletin Quotidien Europe N° 11093
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) bce

La rechute de l'inflation en mai ouvre la voie à de nouvelles mesures

Bruxelles, 03/06/2014 (Agence Europe) - La pression exercée sur la BCE pour qu'elle adopte des mesures visant à faire remonter l'inflation a encore augmenté après que l'Office statistique de l'UE (Eurostat) a annoncé, mardi 3 juin, une rechute à 0,5% de l'inflation en mai dans la zone euro.

Selon une estimation rapide, le taux d'inflation sur base annuelle de la zone euro est estimé à 0,5% en mai 2014, en baisse par rapport au mois d'avril où il était de 0,7%, a indiqué Eurostat dans un communiqué.

Principale composante de l'inflation de la zone euro, le secteur des services devrait connaître le taux annuel le plus élevé en mai (1,1% contre 1,6% en avril), suivi de l'alimentation, les boissons alcoolisées et le tabac (0,1% contre 0,7% en avril), des biens industriels hors énergie (0,0% contre 0,1% en avril) et de l'énergie (0,0% contre -1,2% en avril).

La « spirale négative » que redoute la BCE (EUROPE 11088) est-elle en train de se matérialiser ? Inférieure à 0,9% depuis octobre 2013, l'inflation a rechuté à son plus bas niveau atteint en février, après être remontée en avril. Selon des données d'avril d'Eurostat, la déflation est même déjà présente dans la zone euro en Grèce (-1,6%), à Chypre (-0,4%), en Slovaquie (-0,2%) et au Portugal (-0,1%).

Inscrite dans le traité européen, la mission de la BCE consiste à ancrer l'inflation à moyen terme à un niveau inférieur, mais proche de 2%. L'institut monétaire ne prévoit pas un retour de l'inflation à cet objectif avant fin 2016. Début mai, le président de la BCE, Mario Draghi, avait indiqué que la BCE était « à l'aise » pour adopter, lors de la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs, jeudi 5 juin, de nouvelles mesures monétaires, à condition que les prévisions en matière d'inflation se détériorent (EUROPE 11075).

L'institution européenne planche sur plusieurs initiatives. Elle pourrait faire entrer en territoire négatif le taux d'intérêt (actuellement nul), sur les dépôts à très court terme que les banques effectuent à son propre guichet. Une autre option concerne l'injection massive de liquidités que les banques bénéficiaires utiliseraient pour stimuler l'octroi de crédit aux entreprises. Le lancement d'un programme de 'quantitative easing' à l'européenne, qui consisterait à racheter massivement des titres privés et/ou publics sur les marchés, apparaît comme une arme à plus long terme, à n'utiliser qu'en cas de forte détérioration de la situation économique dans la zone euro. (MB)

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