Bruxelles, 12/05/2014 (Agence Europe) - La présidence italienne du 2ème semestre 2014 inscrira le renforcement de la gouvernance économique dans l'eurozone à l'ordre du jour du Conseil européen d'octobre.
« Au Conseil européen d'octobre, nous tenterons de présenter un mécanisme qui offre des incitations majeures pour qui fait les réformes les plus incisives », a déclaré le Premier ministre italien, Matteo Renzi, vendredi 9 mai lors de la conférence sur l'état de l'Union qu'a organisée l'Institut européen de Florence.
Sous la houlette du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, les leaders planchent depuis 2012 sur le renforcement de l'Union économique et monétaire (UEM). L'Allemagne plaide pour la signature de contrats avec l'échelon européen à travers lesquels un État s'engagerait à appliquer des réformes douloureuses visant à renforcer sa compétitivité en échange d'une aide financière.
Ces 'partenariats pour les réformes, la croissance et la concurrence', tels que les ont baptisés les autorités italiennes, auraient aussi pour objectif de donner plus de flexibilité sur les objectifs de dette et de déficit aux pays qui engagent des réformes structurelles, a indiqué le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, Sandro Gozi, ont rapporté Les Échos, lundi 12 mai.
Au Conseil européen de décembre dernier, les États membres n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les modalités pratiques de ces partenariats (EUROPE 10989). Un groupe de pays y voit surtout un moyen de renforcer le processus de surveillance des politiques menées au niveau national, tandis qu'un autre prône une vision basée d'abord sur la solidarité envers les pays qui appliquent des réformes dont l'impact est, au moins à court terme, négatif sur le plan économique et social. (MB)