Strasbourg, 09/04/2014 (Agence Europe) - Le statut de 'partenaire pour la démocratie' accordé mardi 8 avril au parlement kirghize par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) n'est pas une « médaille pour un travail réalisé », mais « le signe d'une volonté de travailler ensemble », a précisé le socialiste suisse Andreas Gross, auteur du rapport sur lequel s'est fondée la résolution (86 voix pour, 2 contre et 2 abstentions). « Le Kirghizstan attend de l'Europe des informations en matière de démocratie après avoir connu, depuis son indépendance en 1991, deux révolutions qui lui ont permis de surmonter les structures oligarchiques et d'enclencher la mise en place d'une démocratie parlementaire », a poursuivi le rapporteur. Il ne s'agit en aucun cas d'une étape de préadhésion au Conseil de l'Europe, a-t-il noté. Celui-ci n'a pas vocation à s'élargir en Asie centrale et ne tient pas à devenir « un modèle réduit des Nations unies », mais il est « ouvert au soutien des pays de son voisinage dans l'intérêt de la démocratie ». Créé en 2009, le statut de 'partenaire pour la démocratie' a déjà été accordé au parlement marocain et au Conseil national palestinien en 2011. C'est la première fois qu'il est accordé à un pays des frontières orientales du Conseil de l'Europe. Des réformes sont attendues au Kirghizstan par la commission juridique et des droits de l'homme du Conseil de l'Europe, qui a déploré des cas de tortures, d'arrestations arbitraires, d'attaques contre des militants des droits de l'homme essentiellement d'origine ouzbek, un manque d'impartialité de la justice et une limitation de la liberté d'expression pour certaines associations. Des faits qui n'ont pas empêché l'Espagnol Pedro Agramunt (PPE), qui s'exprimait au nom de cette commission, d'appeler ses collègues à voter pour la résolution. (VL)