Bruxelles, 09/04/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a pris note, mercredi 9 avril, des annonces faites par le nouveau gouvernement français en matière de politique budgétaire et économique.
« Nous saluons l'engagement renouvelé du gouvernement à redresser les comptes publics et la poursuite des objectifs décidés par la France et ses partenaires européens au Conseil en juin dernier », a déclaré Simon O'Connor, porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires (EUROPE 11055). Il a accueilli « favorablement la baisse des charges sur les salaires, et notamment sur les salaires les plus bas » ainsi que « l'intention de réduire la pression fiscale sur les entreprises », qui contribuera à améliorer leur compétitivité. Ces deux propositions vont « dans le sens des recommandations faites par la Commission et le Conseil à la France », a-t-il ajouté.
Au niveau politique, la Commission a toujours eu un doute sur la capacité de la France à se réformer déjà bien avant l'arrivée au pouvoir du président socialiste François Hollande. « Il faut aller plus vite et plus fort », glisse-t-on, tout en saluant un discours « clair » qui devra être traduit en actes concrets. Et d'ajouter: « Sur le choc de compétitivité, il y a en France une énergie et une capacité d'investissement qui ne demandent qu'à être employées. C'est le pari qu'il faut faire pour provoquer un surcroît de croissance afin de tenir aussi, pas d'abord, les engagements budgétaires ».
La Commission, qui établira ses prévisions économiques pour la France sur la base des programmes de stabilité et de réformes attendues pour fin avril, demande à voir comment Paris entend financer les mesures avancées tout en respectant l'objectif de ramener le déficit public à 3% d'ici à 2015. Comme pour tous les pays de l'eurozone, elle présentera officiellement ses recommandations en juin. (MB)