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Bulletin Quotidien Europe N° 10926
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) Économie

Calcul du déficit structurel, pas d'accord formel (Commission)

Bruxelles, 20/09/2013 (Agence Europe) - Alors qu'un accord préliminaire est intervenu mardi au niveau technique sur un changement dans la méthode de calcul du déficit structurel, qui pourrait permettre de desserrer la bride de l'austérité dans certains pays, la Commission européenne a insisté, vendredi 20 septembre, sur le fait que rien n'était encore acquis. La question doit encore être tranchée par les Vingt-huit, la semaine prochaine.

L'initiative de la Commission, qui a proposé ce changement, ambitionne de « voir s'il y avait une manière d'optimiser la méthode de calcul de la croissance potentielle du PIB », à partir de laquelle est calculé le déficit structurel, c'est-à-dire débarrassé des effets de la conjoncture, a expliqué Simon O'Connor, porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn. La question, purement technique, devrait être discutée la semaine prochaine, soit au niveau du comité de politique économique du Conseil de l'UE, soit « potentiellement » au niveau du Conseil ECOFIN, a poursuivi la Commission. M. O'Connor s'est gardé de commenter un quelconque impact positif potentiel sur certains pays, puisque la décision formelle n'a toujours pas été prise. Selon le Wall Street Journal, cela serait toutefois en bonne voie pour être adopté.

La manière de calculer le déficit structurel « est un vieux débat », a expliqué vendredi une source diplomatique française, qui a ajouté que Paris avait « contesté à de nombreuses reprises » la méthode utilisée par la Commission. Le calcul repose sur la différence entre la croissance potentielle, c'est-à-dire si le cycle économique était plat, et la croissance effective réalisée. Cette différence s'appelle 'l'output gap' ou écart de production, à partir duquel le déficit structurel est calculé, ce même déficit sur lequel se base la Commission dans ses recommandations. À Paris, on faisait valoir que la Commission sousestimait la croissance potentielle, donc l'output gap, donc les effets de la crise.

Pour des raisons politiques toutefois, la France avait déposé les armes depuis environ deux ans, soucieuse de ne pas maintenir un débat qui semblait alors sans issue. Il faut donc croire que « la Commission a été agitée par d'autres voix », a ajouté cette source, qui n'a pu être plus précise. Selon le Wall Street Journal, ce serait l'Espagne qui aurait remis le sujet sur la table, car ce pays est en première ligne pour bénéficier des conséquences positives d'un changement dans la méthode de calcul, en raison de la structure de son marché du travail. Le ministère espagnol des Finances a toutefois prévenu jeudi que cela ne voulait pas dire que le pays devrait procéder à moins de consolidation budgétaire Dans une moindre mesure, la Grèce, l'Irlande et le Portugal pourraient aussi profiter d'un changement dans la méthodologie. (EL)

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