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Bulletin Quotidien Europe N° 10913
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) ocde

L'économie mondiale stagne, malgré la reprise dans les pays développés

Bruxelles, 03/09/2013 (Agence Europe) - Le ralentissement dans les pays émergents pèse sur l'économie mondiale qui continuera à stagner malgré la reprise qui s'amorce dans les pays développés, a indiqué l'OCDE dans ses prévisions économiques intérimaires publiées mardi 3 septembre, à deux jours du 8ème sommet des vingt principales économies mondiales à Saint-Pétersbourg.

Dans les pays développés, l'économie a crû plus fermement que prévu au 2ème trimestre 2013 et devrait continuer sur cette lancée d'ici à la fin de l'année. L'OCDE prévoit notamment des taux de croissance « encourageants » aux États-Unis (2,5% et 2,7% du PIB aux 3ème et 4ème trimestres 2013), Canada (4,8% et 2,5% sur la même période), au Japon (2,6% et 2,4%), au Royaume-Uni (3,7% et 3,2%), tandis que l'Eurozone (2,3% et 2,4% en Allemagne, 1,4% et 1,6% en France, -0,4% et -0,3% en Italie), principale source d'inquiétude lors du sommet du G20 de Los Cabos de 2012, sort progressivement de la récession (EUROPE 10903).

Néanmoins, « les turbulences financières » - dues notamment au ralentissement économique interne et à la possible fin de la politique monétaire accommodante américaine - soulignent les difficultés auxquelles font face plusieurs économies émergentes, « surtout celles dont les comptes courants sont largement déficitaires » comme l'Afrique du Sud, l'Inde et la Turquie. Ces turbulences ont conduit à une instabilité des marchés, à des coûts de refinancement en hausse, à des sorties de capitaux et à une dépréciation des monnaies.

L'OCDE évoque notamment « le dilemme » auquel ces économies font face: la dépréciation des monnaies et les fuites de capitaux plaident pour une levée des taux d'intérêt, tandis que les facteurs liés au cycle économique tendent à suggérer l'inverse.

L'Afrique a plaidé pour un effort accru de concertation au sein du G20 afin que les décisions de politique économique des grandes puissances tiennent aussi compte de leur impact sur les autres économies.

Risques. Selon l'OCDE, la reprise n'est pas solidement ancrée en raison des risques subsistants. L'Eurozone reste « vulnérable », les banques européennes demeurant insuffisamment capitalisées et plombées par leur portefeuille de prêts insolvables. Reconnaissant les progrès effectués avec la mise en chantier de l'union bancaire, l'organisation internationale estime que des « mesures » sont nécessaires pour garantir la « crédibilité » de l'évaluation des actifs bancaires que la BCE effectuera au printemps 2014 en tant que superviseur européen et pour fournir, si nécessaire, une aide publique aux banques en manque de capital.

Les pressions inflationnistes demeurant faibles, l'OCDE préconise la poursuite des politiques monétaires accommodantes, des réformes structurelles créatrices d'emploi et l'assainissement budgétaire. Les États-Unis sont ainsi invités à maintenir des taux d'intérêts bas, un ralentissement du rythme de rachat d'obligations souveraines nationales étant quand même jugé « approprié ». (MB)

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