Bruxelles, 03/09/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a condamné « dans les termes les plus vifs », le 2 septembre dans la soirée, « les massacres » qui ont eu lieu les 31août et 1er septembre au camp d'Ashraf, en Irak (EUROPE 10912). Elle a aussi demandé à ce que la lumière soit faite sur les événements. « Les circonstances dans lesquelles cet incident brutal a eu lieu doivent être clarifiées et ceux qui sont jugés responsables devront rendre des comptes », a-t-elle souligné, saluant la décision du gouvernement de l'Irak d'ouvrir une enquête. Soutenant « pleinement » la décision de la mission d'assistance des Nations unies en Irak (UNAMI), « conformément à son mandat humanitaire, de procéder à une évaluation transparente et indépendante de cet événement tragique », la Haute représentante a demandé à « toutes les parties, et en particulier au gouvernement irakien » de faciliter les efforts de l'UNAMI pour établir ce qu'il s'est passé.
Mme Ashton a également appelé les autorités irakiennes à assurer que les résidents du camp soient protégés contre toute violence et que les blessés obtiennent toute l'assistance médicale nécessaire.
« L'UE s'est engagée à une solution pacifique de la question du camp d'Ashraf », a-t-elle rappelé.
Malgré la demande d'EUROPE, le porte-parole de Mme Ashton n'a pas réagi quant à la demande de démission du vice-président européen Alejo Vidal-Quadras (PPE, Espagne), qui considère que Mme Ashton, par son inaction pour aider les résidents du camp avant l'attaque, a une responsabilité dans les événements (EUROPE 10912).
La France, le Royaume-Uni et de nombreux députés ont condamné l'attaque qui aurait fait une cinquantaine de morts parmi les résidents du camp d'Ashraf, des Moudjahidines du Peuple.
Deux commissions d'enquête, une des Nations unies et une du gouvernement irakien, se sont rendues le 2 septembre dans le camp d'Ashraf pour déterminer les circonstances de l'attaque. 36 résidents avaient été tués lors d'une précédente attaque en avril 2011 et une attaque en février 2013 au camp Liberty, qui accueille aussi des Moudjahidines du peuple, a fait 7 morts. (CG)