Bruxelles, 24/07/2013 (Agence Europe) - Le ministre des Affaires étrangères de l'ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), Nikola Poposki, a souligné, mercredi 23 juillet, qu'il espérait « qu'on (le Conseil) acceptera sous présidence lituanienne l'ouverture des négociations d'adhésion, nous faisons tout à cette fin, nous espérons en récolter les fruits ».
À l'issue du Conseil de stabilisation et d'association, il a rappelé que son pays est « toujours engagé à entamer les négociations » et souhaite « solidifier les relations avec l'UE ». Le ministre macédonien des Affaires européennes, Fatmir Besimi, a précisé que l'intégration européenne est « une priorité ». « Nous espérons surmonter les difficultés pour aller de l'avant avec le processus d'adhésion », a-t-il ajouté. M. Poposki a mis en avant les progrès dans les réformes et dans les domaines clés du 'dialogue à haut niveau'.
« Nous sommes prêts, grâce à pas mal d'efforts, à régler le problème (avec la Grèce) du nom (Macédoine) », a-t-il ajouté. Dans un communiqué, le Conseil de stabilisation et d'association note les avancées dans la mise en œuvre des réformes liées à l'UE, souligne que les relations avec les voisins restent bonnes et que des avancées ont été faites dans les relations de l'ARYM avec la Grèce et la Bulgarie, de même que sur la question du nom.
Pour le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, « il est important que le pays continue les réformes, en mettant l'accent sur les capacités et la mise en œuvre ». « Il est également important que les questions politiques en suspens soient abordées, afin de créer un climat positif plus tard cette année, lorsque les États membres devront prendre des décisions concernant le processus d'élargissement (en octobre) », a-t-il ajouté. Le Conseil souligne l'importance d'un dialogue constructif dans tout le spectre politique. M. Füle a rappelé la nécessité de mettre pleinement en œuvre l'accord politique du 1er mars. Dans les priorités du 'dialogue d'adhésion de haut niveau', le commissaire a souligné l'importance de développer le dialogue avec les médias, pour, entre autres, « mener à bien les réformes nécessaires pour le pluralisme et la liberté d'expression ». Il a rappelé la nécessité de s'occuper « le plus tôt possible, d'une façon pleinement inclusive », des lacunes révélées par les élections et de mettre en place les recommandations internationales. Le renforcement de l'indépendance de la justice et l'application efficace et non sélective de la lutte contre la corruption, ont aussi été mis en avant par le Conseil d'association. (CG)