Bruxelles, 24/07/2013 (Agence Europe) - Le commissaire européen à l'Industrie, Antonio Tajani, a présenté aux ministres européens de l'Économie quelles étaient les initiatives européennes prises pour booster l'entrepreneuriat féminin. La présidence lituanienne avait mis le sujet à l'agenda de la réunion informelle du Conseil Compétitivité de mardi 23 juillet à Vilnius et invité les délégations à en débattre (EUROPE 10894).
Lors du déjeuner de travail consacré à l'entrepreneuriat féminin, le commissaire a insisté sur le fait qu' « en ces temps de crise, nous ne pouvons nous permettre de renoncer à la contribution des femmes et de leur potentiel entrepreneurial », c'est pourquoi il a précisé aux ministres européens qu'« aujourd'hui plus que jamais, il est essentiel de libérer le potentiel des femmes de talent et d'encourager la création de nouvelles entreprises dirigées par des femmes ». Dans cette optique, il a présenté les démarches réalisées par la Commission européenne ces trois dernières années.
D'une part, un réseau européen d'ambassadrices de l'esprit d'entreprise a été créé en 2009 dans 22 pays. 360 entrepreneurs ont été mobilisés et ont soutenu la création de 250 nouvelles entreprises. Sur cette base en 2011, un réseau européen de tuteurs pour femmes entrepreneurs a été établi, avec 200 conseillers dans 17 États membres.
D'autre part, en début d'année, la Commission a lancé le Plan d'action pour l'entrepreneuriat en 2020 afin de relancer l'esprit d'entreprise dans l'Union. Celui-ci comprend aussi une plateforme spécialement dédiée aux femmes. Il s'agit d'un guichet unique pour les femmes souhaitant démarrer une entreprise.
Enfin, le commissaire a rappelé la proposition de l'automne dernier de sa collègue aux droits fondamentaux, Viviane Reding, pour un quota de 40% de femmes dans les postes non exécutifs des conseils d'administration des grandes entreprises européennes cotées en bourse. C'est une initiative qu'il soutient, tout en se félicitant aussi que la proposition reste proportionnée puisqu'elle n'affecterait pas les PME.
Lors du déjeuner de travail, chaque délégation a également présenté les mesures prises au niveau national. Toutes se sont accordées sur le fait qu'il fallait procéder à davantage d'échanges de bonnes pratiques pour booster l'entrepreneuriat au féminin. (MD)