Bruxelles, 02/04/2013 (Agence Europe) - Alors que, dans une lettre, 210 députés européens ont souhaité le 27 mars que le Représentant spécial pour l'Irak Martin Kobler soit remplacé (EUROPE n°10817), le groupe S&D au Parlement européen a souligné, le 28 mars, qu'il appuyait « pleinement » les efforts de M. Kobler et de la mission d'assistance des Nations unies pour l'Irak vers la réinstallation complète et permanente des résidents du camp Liberty.
Pour l'Espagnole Maria Muniz de Urquiza, la conférence organisée le 27 mars par les 'Amis de l'Iran libre' (EUROPE n° 10817), tant par le choix des orateurs que les « allégations sans fondement » sur M. Kobler « suggère que les organisateurs de cet événement ne cherchent pas une véritable solution à ce problème humanitaire ». « Au contraire, leurs efforts visent à saper le travail de (…) Martin Kobler, et les progrès réalisés dans la réinstallation des résidents du camp », a-t-elle expliqué, rappelant la priorité de cette réinstallation.
Dans son communiqué, le S&D précise que les « préoccupations légitimes quant à la sécurité des résidents du camp Liberty » ne doivent « en aucun cas conduire à la légitimation des Moudjahidines du peuple (OMPI) comme 'principal mouvement d'opposition iranien' auto-déclaré ». Le groupe explique que l'OMPI « a une longue expérience de collaboration avec la dictature de Saddam Hussein ». « L'organisation n'a pas de crédibilité et de légitimité (…) Soutenir l'OMPI joue en faveur du régime autoritaire de l'Iran et sape les forces authentiquement démocratiques dans le pays », a expliqué l'eurodéputée Ana Gomes. (CG)